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17 avril : Journée internationale des luttes paysannes – Appel de la CLOC-VIA CAMPESINA

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Le 17 avril est célébrée la Journée internationale des luttes paysannes en hommage à la mémoire des paysannes et paysans qui ont payé de leur vie la lutte en faveur d’un monde meilleur, de la réforme agraire et de la souveraineté alimentaire, ainsi que la protection et la défense de la nature, des semences et de l’eau.

Le 17 avril 1996, à El Dorado dos Carajas, au Brésil, 19 paysans membres du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST) ont été assassinés. 17 ans plus tard, ces crimes restent impunis. Notre continent est aujourd’hui victime d’une offensive de la part de sociétés transnationales guidées par l’avidité du capitalisme financier dont les deux mamelles sont la privatisation et la marchandisation de la terre, de l’agriculture et de la nature. Aussi, les luttes et les résistances paysannes se multiplient dans toutes les régions.

L’agrobusiness, dans sa démesure habituelle, riposte par la violence, l’illégalité et la corruption: au Mexique, au Guatémala, au Honduras, en Colombie, au Paraguay, des centaines de paysannes et paysans sont assassinés par une police et une armée qui foulent leurs droits aux pieds. Au Vénézuéla, en Argentine et au Brésil, des hommes armés et des paramilitaires assassinent les paysans qui, aux côtés de leurs organisations, luttent contre le pillage auquel s’adonnent les transnationales agro-minières et les oligarchies locales. A cette violence physique s’ajoutent la criminalisation des luttes paysannes ainsi qu’une offensive massive sur les semences paysannes: aux quatre coins du continent, de nouveaux projets de loi se multiplient afin de légaliser et généraliser l’utilisation de semences transgéniques tout en freinant l’utilisation et les échanges de nos semences traditionnelles.

A l’occasion de cette journée internationale des luttes paysannes, aux côtés de ses organisations, amis et alliés, la CLOC-Via Campesina lancera des actions dans les villes et villages de plus de 23 pays. Par ailleurs, dans le cadre de l’appel de la Via Campesina à tous les continents, ces mobilisations auront une visibilité continentale et internationale.

En hommage à nos martyrs, et parce que la lutte continue, mobilisons-nous contre l’accaparement des terres, de l’eau, de nos semences traditionnelles et contre la criminalisation de nos luttes.

Chacun à notre niveau, levons-nous pour rappeler que nous sommes déterminés à défendre nos territoires, à dénoncer, à militer en faveur d’une transformation sociale, où souveraineté alimentaire, agroécologie et réforme agraire véritable constitueront la pierre angulaire du camp populaire.

Montrons notre solidarité envers le peuple du Paraguay, en organisant des mobilisations devant les ambassades du Paraguay, en dénonçant un gouvernement qui s’est saisi du pouvoir par un coup d’état et qui persécute les paysannes et paysans, en exigeant par lettre que les prisonniers politiques soient remis en liberté et que justice soit faite pour les victimes du massacre de Curuguaty.

Unissons-nous, rejoignons les actions menées au niveau local et national afin qu’elles acquièrent une visibilité au niveau continental et international au sein de la Via Campesina pour cette journée internationale des luttes paysannes.

Source : http://viacampesina.org/fr/index.php/actions-et-nements-mainmenu-26/17-avril-journde-la-lutte-paysanne-mainmenu-33/776-17-avril-journee-internationale-des-luttes-paysannes-appel-de-la-cloc-via-campesina

Pour soutenir concrètement le MST dans sa lutte, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

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"Les Unis de la Bâche Noire ne font pas de la samba-fête mais de la samba-lutte"

Par José Coutinho Júnior

De la Page du MST

"Les Unis de la Bâche Noire" (1), école de samba qui a surgi en 2005 au sein du Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MST), a pour objectifs principaux de contribuer à la formation politique de ses membres, de montrer qu’un modèle collectif de samba est possible, comme d’apporter beaucoup de plaisir à travers la samba. Nous avons conversé avec le sociologue et musicien Tiarajú Pablo D´Andrea, du secteur de la culture du MST et membre des "Unis de la Bâche Noire" à propos de la création de cette école, de son fonctionnement et du contrepoids qu’elle constitue face au carnaval commercialisé.

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- José Coutinho Júnior - Comment s’est créé l’école des "Unis de la Bâche Noire" ?

- Tairaju Pablo D’andrea – Elle a été fondée en 2005 par des militants d’unités productives nées de la lutte pour la terre dans l’État de São Paulo. L’idée principale était la formation et l’insertion de la jeunesse dans les activités du mouvement, tant par le biais de la musique que par la politisation qui peut en naître. São Paulo possède des unités productives dans des zones de transition entre l’urbain et le rural. Beaucoup des producteurs ruraux de ces unités avaient des expériences de vie en périphérie urbaine, où la samba traditionnelle de Bahía, la samba frappée à la paume et les groupes de percussion inspirés de la samba ("batucadas") ont une forte présence.
Par ailleurs une caractéristique de la samba de Sao Paulo est d’avoir été historiquement pratiquée dans l’intérieur de l’état et souvent en milieu rural. Que ce soit dans la campagne ou dans la ville, cette expression culturelle a toujours représenté les classes subalternes, les travailleurs, les pauvres. De sorte que chanter la samba c’est affirmer l’identité de classe, en même temps qu’elle évoque une racine culturelle dans l’histoire sociale et dans l’histoire individuelle. La création d’"Unis de la Bâche noire" a pris en compte tous ces éléments.
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- Qui fait partie de l’école ? 
- La majeure partie de l’école est formée par des membres des unités productives agricoles du grand Sao Paulo. En font également partie des représentants du  Movimento Passe Livre ou du groupe artistique Dolores Boca Aberta, des compagnons de l’usine Flaskô et des travailleurs d’un peu partout, non organisés mais qui ont vu dans les "Unis" un espace de formation, d’amusement et qui se politisent à travers le processus. Les "Unis" font partie du MST, mais rassemble des collectifs et des travailleurs non organisés. Je crois que cette diversité est sa majeure richesse et une des raisons qui insufflent sa vie à ce processus.
- Combien de personnes participent-elles aujourd’hui à l’école ?
- Au total nous avons trente-cinq rythmistes qui jouent des percussions dans la "batucada", et qui sont le noyau du processus. Il y  a aussi des collaborateurs, ceux qui garantissent l’infrastructure, ceux qui travaillent avec les enfants, entre autres fonctions. Nous pouvons dire que le processus engage environ soixante personnes.
- Pourquoi les "unis" se considèrent-ils comme une école de samba et non comme un groupe de carnaval, par exemple ? 
- À l’origine, une école de samba est un local où on enseigne la samba. Telle est l’acception la plus originale du terme. Avec le temps, cette définition a changé et signifie un local de luxe, avec beaucoup d’argent et de professionalisation. Peut-être cette acception est-elle hégémonique aujourd’hui. Pour s’identifier comme quelque chose de plus spontané, de pauvre et dont l’objectif est le pur et simple amusement, plusieurs groupes du carnaval se dénomment "blocs", souvent par opposition à cette idée d’école de samba.
Les "Unis de la Bâche noire" veulent contester ce concept. C’est pourquoi elle s’appelle école de samba : parce qu’elle fait une formation sur la samba, tant musicalement que théoriquement. D’autre part, c’est une école parce qu’elle pense et réalise une formation politique, une formation artistique et une formation humaine. Tels sont ses présupposés.
- Comment les Unis font-ils la critique sociale à travers le carnaval ?
- Historiquement, le carnaval est un moment de renversement de l’ordre. Penser la possibilité de la différence est déjà quelque chose de provocateur pour tout ordre établi. Au carnaval les gens occupent la rue en chantant, joyeusement.
Dans un pays comme le Brésil avec une histoire esclavocrate, dictatoriale et ségrégationniste, occuper les rues est une transgression et l’être joyeux est une transgression. Donc nous avons déjà les éléments d’inversion de l’ordre et de provocation. Cependant le caractère spontanéiste qui consiste à descendre dans la rue sans organicité, ne configure pas à lui seul une possibilité de transformer les structures. Comment élaborer une critique au moyen de la structure carnavalesque sans tuer le caractère ludique propre au carnaval ?
Les "Unis" s’attaquent à la question et tentent d’allier deux choses. Si nous retournons au chansonnier de la "samba-enredo", il est clair que toutes les thématiques ont déjà été abordées par les écoles de  samba. Il y a des chansons conservatrices, de droite, commercialisées, etc. C’est clair. Mais quand on examine l’histoire de ce genre on voit qu’elle a été forgée par les sambas critiques, les sambas de célébration et parfois même romantiques. Telle est la matrice des "Unis de la bâche noire" et nos sambas le reflètent aussi.
D’autres matrices musicales évidentes des "Unis de la bâche noire" sont la samba rurale de Sao Paulo, d’une plus grande force rythmique et de manière surprenante, le rap, dont l’influence provient du succès qu’il a dans la jeunesse des unités productives et par la forme directe d’énoncer une critique qui a trouvé dans l’école une terrain fertile d’expression. C’est pour ces raisons entre autres que les "Unis" ont un jour déclaré qu’ils ne font pas de la samba-fête mais de la samba-lutte. En d’autres termes la samba n’est pas un simple passe-temps ou un objet de contemplation destiné à la consommation artistique de la bourgeoisie, mais, pour les "unis", un engagement. C’est un amusement qui vise l’émancipation humaine, la politisation et le renforcement des relations inter-personnelles.
Ce qui ne veut pas dire que les "Unis" soient contre les groupes de carnaval, les satires, les marches musicales etc… Bien au contraire les "Unis" appuient toutes ces expressions. Cependant, par le fait de s’organiser au sein d’un mouvement social, par les caractéristiques militantes de ses participants, par les conditionnements historiques et à travers certaines écoles conscientes, nous avons préféré développer une position de lutte et tel est notre présupposé. Ce qui n’empêche pas la joie et le bonheur.
- Comment l’école se prépare-t-elle pour le carnaval ?
- Dans les écoles de samba traditionnelles, le thème est choisi par une direction du carnaval et souvent sous l’influence des exigences des sponsors. La coordination du carnaval élabore un synopsis distribué aux compositeurs qui créent leurs chansons ("sambas-enredos") à partir des informations fournies. La "samba-enredo" du défilé est choisie au sein de l’école de samba à travers des èpreuves éliminatoires, où plusieurs sambas concourent de manière interne jusqu’à ce qu’émerge un vainqueur à travers le vote des jurés choisis par l’école.
C’est avec le thème choisi qu’ont lieu des répétitions jusqu’au carnaval. Beaucoup de ceux qui participent au jour le jour dans ces écoles n’apprennent pas la totalité du processus du défilé, ni la création artistique qui s’y reflète. Ce processus d’aliénation est plus aigu dans les cas de ceux qui veulent seulement s’amuser le jour du carnaval et vont à l’école pour acheter leur déguisement. Il n’existe aucune connaissance du processus, qui est totalement aliéné par les grands compagnies qui défilent au sein d’une école de samba.
Les "Unis" ont observé ce processus et ont décidé de faire autrement. Les trois présupposés formatifs sont : la formation politique, la formation musicale et la formation poétique. Les trois formations s’imbriquent durant tout le processus qui commence entre les mois de septembre et de novembre et va jusqu’au carnaval.
Le thème est choisi à travers des débats au sein du collectif, qui sélectionne un élément parmi les lignes politiques du Mouvement des Sans Terre. Le thème choisi, on pense à de possibles conseillers qui pourront mener des discussions avec le collectif et avec toute personne qui souhaite participer, sur le thème choisi. Ce sont les formations politiques.
Il se peut que les  participants du collectif prennent note des parties les plus importantes des paroles du conseiller. Ces notes peuvent être reprises sous une forme versifiée ou en prose. Pour que ces notes acquièrent une richesse poétique, on organise – de manière concomitante avec ces formations  politiques – des débats avec des paroliers de "samba-enredo", où sont discutés les thèmes, la métrique, les rimes, les contenus et d’autres éléments de poésie. C’est la formation poétique.
Au terme des formations, on discute collectivement de quels vers seront utilisés. Finalement un collectif plus réduit, composé de musiciens mais pas seulement, apporte la dernière touche musicale, mélodique, poétique et harmonique à l’oeuvre. Et voilà notre "samba-enredo" prête : sans auteur, car tous ont participé à sa fabrication.
Après cette préparation de la chanson de la "samba-enredo", on passe aux répétitions avec les percusssions (batucada). Divers arrangements de percussion sont pensés selon le matériel mélodique et poétique qu’offre la "samba-enredo". On invente des temps d’arrêts, des déclamations, des pas, tout cet univers délicieux que peuvent offrir les percussions d’une "batucada" dans une école de samba. C’est la formation musicale.  Tout ce processus vise à garantir que celui qui participe au défilé intègre le concept de ce qui est chanté, montré et joué. On cherche, en d’autres mots, à en finir avec l’aliénation du membre de l’école de samba.
- Pourquoi les "Unis" ne participent pas aux concours ou aux tournois des écoles de samba ?
- Quel serait le sens d’entrer dans un tournoi d’école de samba ? Recevoir de l’argent public ? S’inscrire dans une compétition ? Injecter au sein de l’école de samba les valeurs productivistes basés sur l’efficacité et le productivité, avec l’objectif de dépasser l’école concurrente, qui fait la même samba que ton école ? Ce n’est pas l’objectif des "Unis". Notre principe n’est pas la compétition, mais la coopération.
Les "Unis" sont une des principales articulations d’un mouvement naissant et prometteur d’organisations qui parient sur un carnaval populaire, de lutte et contre-hégémonique.
De ce processus font partie le "Cordão Carnavalesco Boca de Serebesqué", le "Bloco Unidos da Madrugada", le "Bloco Saci do Bixiga" et le "Bloco da Abolição". Tous ensemble ils se sont dénominés “batucada du peuple brésilien”.
Chacun possède une spécificité, une manière de faire et de penser le carnaval. Les uns plus satiriques, les autres plus bohèmes, d’autres radicalement critiques, mais tous ont dans la tête un carnaval qui accompagne les luttes populaires. Ceci dit, plus il y aura de batucadas au Brésil, mieux ce sera. Ce seront plus de personnes voulant découvrir le monde la samba, creusant dans l’histoire et dans la tradition de lutte de notre peuple, menant le combat idéologique contre les formes pasteurisées de production artistique et largement disséminées par l’industrie culturelle. Donc pourquoi devrions-nous mettre en compétition toutes ces "batucadas" ?
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- Est-il possible de penser l’art, dans le cas de la samba, comme une forme de lutte politique ?
- Dans toute son histoire, l’école des "Unis de la bâche noire" s’est composée de sambistes-militants ou de militants-sambistes, comme on voudra les appeler. Ce sont des personnes disposées à faire un saut de politisation par-delà l’expression de résistance que la samba représente déjà en soi. En découle une autre maxime des "Unis de la Bâche Noire" : "la lutte fait la samba, la samba fait la lutte".
Une "batucada" est un excellent instrument pour les actions politiques telles que les manifestations ou les occupations. Depuis toujours, chanter et faire collectivement de la musique font partie des rituels guerriers et préparent l’âme et le coeur aux actions. C’est une mystique qui élève le moral des troupes, en plus de mener la lutte idéologique et de proposer de nouvelles formes esthétiques.
Organiser une "batucada", en soi, c’est organiser le peuple. La "batucada" possède des éléments internes et organisationnels qui s’entrelacent avec une dynamique propre d’organisation du mouvement social.
Pour que trente-cinq personnes jouent ensemble des instruments de percussion, il est nécessaire d’établir une relation entre individu et totalité. L’individu est responsable de son instrument. Lui seul joue, lui seul exécute et cela implique une particularité. Mais cette subjectivité doit prendre en compte le collectif, et jouer en prenant en compte ce que font les autres instrumentistes, pour que la masse sonore adopte un sens en commun.
Si chacun joue son instrument sans se préoccuper des autres, nous pouvons produire quelque chose de très bruyant mais nous n’aurons pas de batucada. Cette organisation à l’origine musicale possède d’évidents présupposés politiques.
- Quelle discussion a-t-elle lieu au sein des "Unis" à propos du carnaval commercialisé ?
- Les "Unis" ne veulent pas renforcer l’esthétique bourgeoise dominante. Penser un carnaval en termes de luxe et de richesse serait travailler gratuitement pour l’ennemi. Dans une bonne mesure les écoles de samba actuelles reproduisent ces modèles, et les "Unis" s’opposent à la commercialisation, à la privatisation, à la financiarisation et à l’industrialisation du carnaval.
Cela dit, une école de samba est quelque chose de bien plus complexe que ce qu’on pourrait supposer.
De nombreux secteurs progressistes de la société font une critique bête et pleine de préjugés des écoles de samba, avec des phrases telles que : "La commercialisation, ça ne marche pas !" Et certes, les grandes écoles de samba se sont commercialisées. Mais à l’intérieur des écoles de samba, se nouent des processus très intéressants et variés que cette critique préconçue ne veut pas voir.
Il existe des communautés actives, des personnes qui se forment avec des valeurs déterminées, la défense d’une ancestralité africaine, l’affirmation de la samba, tout cela offre un spectacle artistique d’un très haut degré de création, et chaque année surgissent des sambas porteuses d’une critique sociale intelligente qui peut servir de matériel d’agitation et de propagande pour n’importe quelle organisation politique. Ce sont ces enseignements qui s’acquièrent dans les écoles de samba.
Aux "Unis" nous entretenons une relation de profond respect et d’admiration pour toutes les écoles de samba, ces véritables patrimoines de la culture brésilienne, mais nous ne sommes pas d’accord avec la direction que prennent les défilés aujourd’hui.
Note : La "bâche noire" évoque les toits de plastique sous lesquels des dizaines de milliers de travailleurs ruraux ont vécu ou vivent encore au fil des occupations de terre dans un Brésil où la réforme agraire est pratiquement arrêtée malgré l’arrivée au pouvoir de Dilma Roussef.
Traduction du portugais : Thierry Deronne
Photos : Mouvement des Travailleurs Sans Terre et Thierry Deronne.
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La vie dans l’Unité productive Terra Vista racontée en vidéo par les habitants
5 décembre 2012
De la Page du MST
Les producteurs de l’Unité Productive ("Assentamento") Terra Vista, de la municipalité d’Arataca, Bahia, se souviennent de l’exploitation et de l’occupation de la grande propriété en 1992.Dans ce territoire improductif et dégradé, l’union de tous les efforts unis a permis de créer une zone de production de cacao de haut qualité, avec reforestation et sans recours aux agro-toxiques.

Mais la principale production de Terra Vista est la connaissance qui s’acquiert en réunissant les savoirs des producteurs ruraux, l’éducation technique, à la formation des citoyens de demain.

Cette vidéo a été produite pendant la formation de l’Équipe de Collaborateurs  de Communication de la Ière Journée d’Agro-écologie de l’État de Bahia.

Source : http://www.mst.org.br/Confira-a-historia-do-Assentamento-Terra-Vista-contada-pelos-proprios-assentados

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URL de cet article : http://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/12/06/la-vie-dans-lunite-productive-terra-vista-racontee-en-video-par-les-habitants/

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Le Collectif de Culture des Sans Terre et la Compañia do Latao mettent en scène une pièce de Boal
14 novembre 2012


Par Ramiro Olivier
De la Page du MST

Le Théâtre SESC Pompéia a présenté une importante pièce théâtrale sur l’histoire de l’Amérique Latine ce 13 novembre 2012. A cette mise en scène de Sérgio de Carvalho, “Révolution de l’Amérique du Sud”, écrite à l’origine par le dramaturge Augusto Boal dans les années 60, ont pris part le groupe de théâtre de Sao Paulo « Compañia do Latão » et le Collectif de Culture du Mouvement des Travailleurs Sans Terre, en plus d’invités spéciaux comme João Pedro Stedile et Nelson Xavier.

Le spectacle raconte l’histoire du prolétariat et l’espoir d’une révolution socialiste au Brésil, au cours de la période du coup d’État militaire de 1964. Avec ses “touches” de comédie et de drame l’inteprétation rend vie à toute une littérature politique, avec ses scènes de famine, misère, travail esclave, parmi les différentes formes d’oppression qui étaient vécues par les ouvriers dans les années 60. 

Le Mouvement des Sans Terre, avec son collectif de culture, participe au spectacle de manière particulière, notamment dans la personne de João Pedro Stedile, faux Ange déguisé en bonne personne mais qui dans la réalité représente les grandes corporations mondiales engrangeant des royalties sur les produits consommés par les travailleurs.

Sous la houlette du curateur et metteur en scène Sérgio de Carvalho et de la psychanalyste Cecília Boal, veuve d’Augusto, ce cycle “Le Pompéia raconte Boal” a pour but de mettre à jour les idées et les concepts formulés par le dramaturge. "Plus que rendre hommage, l’objectif est de faire du travail de Boal un outil pour les artistes d’aujourd’hui" explique  Carvalho pour qui "les rencontres ont aussi été conçues en pensant à rapprocher différentes générations".

Pendant le cycle qui court jusqu’au 13 décembre 2012, les oeuvres les plus marquantes sont abordées, ainsi que  certaines découvertes récentes dans les archives de l’artiste, aujourd’hui conservées par l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ). Après avoir risqué de quitter le pays la collection Boal  aujourd’hui archivée à Rio de Janeiro, est en cours de classement et sera soumise sous peu à des opérations de digitalisation et d’organisation.

Reconnu internationalement, Augusto Boal occupe une place unique dans le théâtre national. En 1960, il a révolutionné la scène à la tête du  Teatro de Arena. Il a transformé les traits de notre dramaturgie et a conçu une méthodologie de travail connue comme Théâtre de l’Opprimé, qui parcourt encore le monde entier. Pour tout cela ce metteur en scène et théoricien mérite tous les honneurs et tous les hommages.

Source : http://www.mst.org.br/Coletivo-de-cultura-do-MST-e-Cia-do-Latao-encenam-peca-de-Boal

Traduction du portugais : Thierry Deronne

URL de cet article : http://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/11/22/le-collectif-de-culture-des-sans-terre-et-la-compania-do-latao-mettent-en-scene-une-piece-de-boal/

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(Vidéos:) documentaire sur l’histoire de l’unité de production Zumbi dos Palmares (Paraíba) et reportage sur la lutte de l’unité "Terra Prometida" (Minas Gerais)
19 octobre 2012

Page du MST

Nous présentons le documentaire réalisé par les étudiants diplômés du Cours d’Éducation Rurale de l’Université Fédérale de Paraíba (UFPB), consacré à l’unité productive Zumbi dos Palmares, municipalité de Mari, État de Paraíba. Le récit porte sur la lutte pour la terre, quelques unes des conquêtes de cette communauté agricole et un peu de l’histoire de l’école de Zumbi dos Palmares.
Réalisation:

Leidson F. Martins – Éducation Rurale /UFPB
Kamila Karine dos S. Wanderley – Éducation Rurale/UFPB
Camila dos Santos Rocha – Éducation Rurale /UFPB
Rivamberg Virgulino – Éducation Rurale/UFPB

Nous publions également le reportage vidéo produit par la FASFI Brésil, qui veut alerter l’opinion sur le droit à la terre, au logement et à une vie digne, du point de vue des enfants qui grandissent dans une zone marquée par les conflits de la réforme agraire, à Felisburgo (Minas Gerais). Il s’agit de l’unité productive "Terre Promise" (Terra Prometida) où s’est produit le Massacre de Felisburgo.

Sources : http://www.mst.org.br/Documentario-narra-a-historia-do-assentamento-Zumbi-dos-Palmares-na-Paraiba et http://www.mst.org.br/node/13985

URL de cet article : http://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/10/19/videos-documentaire-sur-lhistoire-de-lunite-de-production-zumbi-dos-palmares-paraiba-et-reportage-sur-la-lutte-de-lunite-terra-prometida-minas-gerais/

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Les "Fils du Contestado" en lutte pour la réforme agraire.

20 juillet 2012

Par Pepe Pereira dos Santos,

De la Page du MST 

http://www.mst.org.br/node/13646

Depuis le 7 juin 2012, plus d’une centaine de familles de la municipalité de Timbó Grande, sur le plateau nord de l’État de Santa Catarina, occupent une zone d’environ 110 alqueires (1 alqueire = 4,84 hectares) dont la multinationale Terra Master détient les papiers. Il s’agit d’u dixième d’une aire de plus de 1000 alqueires que la même compagnie a rachetés à la municipalité pour planter du pin.

Timbó Grande compte une population de quasi 8 mille personnes qui dans leur grande majorité travaillent sur les terres d’entrepreneurs du pin ou du bois en général qui exploitent ces terres et la population depuis l’époque de la Guerre du Contestado (1). En échange de nombreuses heures de travail réparties en tours de jusqu’à 24 heures par jour, les habitants et les habitantes de Timbó Grande perçoivent un peu plus de 1 (un) salaire minimum par mois, qui doit garantir le revenu de la famille.

Composées fondamentalement de paysans sans terre descendants des métis qui ont lutté pendant la guerre du Contestado, les familles du campement ont vu des générations entières se faire expulser de leurs terres mais en même temps ont appris la valeur de la résistance, de la lutte et de l’organisation.

De deux réserves de Santa Maria – Timbozinho et Perdizes Grandes – sont nées les bases du campement “Fils du Contestado MST-SC”-. En moins de quarante jours d’occupation nous avons construit de manière collective un centre d’où fonctionnera l’école itinérante de la 1ère à La 5ème année d’enseignement fondamental, selon la méthode pédagogique de l’éducateur  Paulo Freire, reconnu et respecté dans le monde entier. Nous avons aussi commencé l’alphabétisation des jeunes et des adultes et l’école offrira d’autres activités de formation dans le campement.

Parmi les acctions qui ont mobilisé les familles durant la dernière semaine : la construction de viviers pour les unités productives de la région, avec un chauffage construit également de manière collective; des formations sur la santé priorisant le thème des herbes médicinales ; des ateliers sociopolitiques pour mieux comprendre la lutte pour la terre, pour la réforme agraire et pour la transformation de la société. Nous avons conclu ce cycle avec une journée consacrée à la culture, une présentation théâtrale (d’un groupe local) sur la Guerre du Contestado, en plus de films sur les luttes du Mouvement des Sans Terre et des musiques d’accordéonistes et de guitaristes de la région.

Le collectif de jeunesse qui s’organise à l’intérieur du campement participe intensément à toutes ces activités. Comme tout est en mouvement nous nous préparons pour garantir que l’INCRA prenne les mesures pour faire appliquer les décisions de la justice agraire de Santa Catarina et que les familles du campement « Filhos do Contestado » reçoivent définitivement leurs terres vers la fin du mois d’octobre.

Femmes rebelles de la guerre du Contestado

(1) La guerre du Contestado (guerra do Contestado en portugais), de manière générale, fut un conflit armé entre les populations métisses et les représentants du pouvoir brésilien, entre octobre 1912 et août 1916. Ce conflit eut lieu dans une région aux confins des États brésiliens du Paraná et de Santa Catarina et de l’Argentine, riche en bois et en yerba maté. La guerre du Contestado tire ses origines de conflits sociaux latents, fruit des doléances des populations locales de caboclos, notamment vis-à-vis de la régularisation de la propriété de la terre.

Traduction: Thierry Deronne

Source:  http://www.mst.org.br/node/13646

URL de cet article: http://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/07/25/les-fils-du-contestado-en-lutte-pour-la-reforme-agraire/

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Un documentaire sur un poète de 103 ans du Mouvement des Sans Terre participe à un concours latino-américain de court-métrages
24 juillet 2012, 4:20
Classé dans : Création artistique, Histoire, Lutte
19 juillet 2012

Da Página do MST

Le documentaire “Luiz Poeta, une histoire de 103 ans” sur la vie de Luiz Beltrame, un paysan et poète qui milite dans le Mouvement des Travailleurs Sans Terre, participe au concours latino-américain Caixa de Curtas, dont l’objectif est de “diffuser et valoriser la production des talents de l’Amérique Latine, ouvrant un espace de projections, de diffusion et de distribution de leurs travaux”. Ce portrait de 12 minutes est disponible sur la page du concours pour ceux qui veulent voter. Pour regarder ce documentaire réalisé par Bruno Benedetti, Fábio Eitelberg, Patrick Torres, Pedro Biava et Rafael Stedile, cliquez ici.  

 
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(Vidéo) Un documentaire pour comprendre le Mouvement des Sans Terre

Le Mouvement des Sans-terres du Brésil est un des plus grands mouvements paysans du monde.

Issu des luttes paysannes existantes au Brésil depuis le début de la colonisation, le MST lutte pour la récupération de la terre afin de rompre avec la profonde injustice générée par le modèle d’agriculture industrielle et par la concentration des terres qui sont à l’origine de l’insécurité alimentaire du pays.

Dans ce documentaire court métrage, nous entrons dans l’univers d’un campement du MST et des membres du mouvement nous expliquent leur lutte et leur projet de société.

http://www.mst.org.br/

http://documentairesemences.blogspot.com/

URL de cet article: http://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/07/07/video-un-documentaire-pour-comprendre-le-mouvement-des-sans-terre/

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Pour une information continue en français sur les activités du MST : http://mouvementsansterre.wordpress.com/

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LIVRE – Vie et lutte des Sans Terre au sud du Brésil : une occupation au Parana, de Susana Bleil
27 juin 2012, 11:29
Classé dans : Histoire, Organisation

mardi 26 juin 2012, mis en ligne par Dial

- Karthala, 2012
- collection Signes de temps
- ISBN : 978-2-8111-0707-9
- 344 pages, 29 euros
- Préface de Luc Boltanski.

Quatrième de couverture

Le Brésil, un pays immense, grand comme quinze fois la France, compte des exploitations agricoles qui peuvent dépasser les 100 000 hectares. Certaines peuvent reposer sur de faux titres de propriété. À côté d’elles, des milliers de paysans « sans terre » sont chassés de leur lopin par les hommes de main de gros fermiers et sont contraints de migrer dans les favelas (bidonvilles) de famine.

Le Mouvement des Sans Terre (MST) organise ceux qui veulent retrouver leur dignité en « occupant » des morceaux de ces milliers d’hectares souvent laissés en jachère. Ils y créent des « exploitations coopératives » pour nourrir leurs familles, avoir les moyens d’instruire et d’éduquer leurs enfants, c’est-à-dire de reprendre le goût de la vie.

Le livre de Susana Bleil, elle-même brésilienne et aujourd’hui maître de conférences à l’Université du Havre, est la reprise pour un plus large public de sa thèse en sociologie soutenue en mai 2009 à Paris (EHESS). Elle y retrace l’occupation d’une terre par seize familles Sans Terre. Elle en décrit les références lointaines, tant spirituelles (tout un courant de l’Église catholique du Brésil), avec les grandes figures qui l’ont porté – les évêques Pedro Casaldáliga et Helder Câmara, le théologien franciscain Leonardo Boff, le dominicain frei Betto –, que politiques (les méthodes d’analyse marxiste plus que l’adhésion au matérialisme historique) et même pédagogiques (celle de Paulo Freire).

Sur les années 2000 à 2003, elle suit l’évolution de cette communauté humaine organisée en coopérative agricole (COPAVI), qui gagne progressivement la confiance des habitants de la ville voisine, au début hostiles à leur occupation. Elle termine par l’analyse du sens quasi religieux, bien que nettement sécularisé, de la mística, lors de la fête du dixième anniversaire de leur communauté. Il s’agit en effet, à travers la mística, de « faire mémoire » au sens fort du terme, entre eux et avec tous les amis venus les rejoindre à cette occasion, au terme de ces dix ans de galère et finalement de victoire.

Table des matières

Préface de Luc Boltanski, p. 7
Sigles, p. 13

Introduction, p. 15
- Le contexte rural des années 1960-1980, p. 16
- La singularité du MST et des militants Sans Terre, p. 17
- Un assentamento des Sans Terre organisé autour d’une coopérative agricole, p. 20
- La méthode de recherche : entre la voix et le regard, p. 22
- Un sujet encore méconnu du public français, p. 23

PREMIÈRE PARTIE
Constituer la concentration de la terre en problème public

1. Force et violence des hiérarchies sociales, p. 29
- L’affaire Southall : quand l’État aide les riches, p. 31
La rhétorique de la haine, p. 32
Supprimer aux Sans Terre leur humanité : le pouvoir des mots, p. 33
- La persistance des antagonismes sociaux, p. 38
Racines du pouvoir et de la violence illimités des propriétaires terriens, p. 41
L’usage de la terre : la riche plantation et la roça misérable, p. 42
L’accès à la terre : un droit réservé aux « hommes bons », p. 43
Vivre dépossédé de soi, p. 46
L’esclavage et son héritage : le « désordre » éthique et moral, p. 47
Rapport du frère dominicain Xavier Plassat, p. 50
Le stigmate du travailleur rural : bête, incapable, paresseux
et analphabète
, p. 52
Jeca Tatu : mythe et réalité de la race dégénérée, p. 52
- Le choc culturel des colons européens : « Nous ne sommes pas des esclaves ! », p. 57

2. L’engagement de l’Église. Constitution d’un « public politique », p. 61
- Sources lointaines, p. 62
La théologie de la libération : un engagement radical, p. 63
Le rôle des intellectuels français dans la constitution de la critique sociale, p. 64
L’engagement motivé par la foi : dévouement sacré et éternel, p. 66
- Le concept de « public politique », p. 69
- Témoigner de l’intolérable, p. 72
Pedro-Maria Casaldáliga : l’évêque de la liberté, p. 75
Dom Helder Câmara : l’action doit être éthique et morale, p. 81
Leonardo Boff : « Le Christ comme modèle d’action révolutionnaire », p. 87
Frère Betto : l’intellectuel de la mística de l’engagement, p. 89
- La genèse d’un public politique par les Communautés de base, p. 92
La pastorale de la terre : méthode d’enquête et dénonciation publique, p. 97
Les martyrs et les assassins sont à la messe, p. 99
La propriété privée mise en question, p. 102

Annexe n° 1
Lettre de dom Pedro Casaldáliga au pape Jean-Paul II, p. 105
Annexe n° 2
Lettre de dom Xavier Maupeou au pape Benoît XVI, p. 115

3. Préhistoire et naissance du Mouvement des Sans Terre, p. 117
- L’histoire d’un échec : la réforme agraire, p. 117
L’invention d’une grammaire de classe par le Parti communiste brésilien, p. 120
Les Ligues paysannes : version critique des travailleurs ruraux, p. 123
Les paradoxes politiques de la loi régularisant la propriété foncière, p. 128
- Occuper, la croix et la Bible en main, p. 129
Droit à la terre et occupation, p. 131
Rattachement à un courant de l’Église, p. 133
Un événement fondateur du MST : l’encruzilhada Natalino, p. 138
- De la lutte collective à un public politique, p. 146

DEUXIÈME PARTIE
L’Assentamento Santa Maria : une communauté politique

4. Quand le terrain construit le chercheur, p. 155
- Le choix d’un terrain d’étude, p. 156
- Condition d’insertion : « Apprivoisement réciproque », p. 157
- Une confiance jamais définitivement acquise, p. 163

5. Constituer la communauté, p. 167
- Fondateurs et fondations, p. 167
Le courage des pionniers, p. 167
L’incarnation du leader politique : Solange Czycza, p. 170
Une socialisation politique précoce : Célia de Sousa Soares, p. 173
Du mépris à l’engagement : Terezinha Gonçalves, p. 176
Dureté d’une vie nouvelle, p. 180
- Des règles pour faire lien, p. 183
- La COPAVI et le MST : une fraternité militante, p. 186
- Récit d’occupation de Santa Maria, p. 188

6. L’action militante. Devenir une famille « élargie », p. 195
- S’engager dans une deuxième famille, p. 199
Avoir le « collectif dans le sang », p. 204
Accepter d’être formé dans les réunions, p. 205
Manger ensemble : confirmer la communauté au quotidien, p. 208
- Étendre la « famille » aux proches, p. 210
Être converti « à la cause », facteur de longévité dans la communauté, p. 214
Le « monde » qui soutient la COPAVI, p. 220
- Se faire reconnaître par le village de Paranacity, p. 222
Agir selon des valeurs civiques et morales, p. 222
Le soutien de l’Église des pauvres et de la municipalité de Paranacity, p. 225
- Résoudre les conflits internes avec l’aide d’un tiers, p. 226
« La lutte politique est importante… mais pas plus que la famille ! », p. 227
« Entre la règle générale et le bien-être de chaque associé », p. 230
Difficulté à sortir de la logique individualiste, p. 233

TROISIÈME PARTIE
L’utopie au quotidien

7. Une culture politique métissée. Personnalisme chrétien et socialisme, p. 243
- Organiser le peuple, valoriser la personne, p. 247
Signes et marqueurs, p. 252
Valoriser la culture populaire, p. 254
Une grammaire affective au fondement de la communauté, p. 257
Faire de l’occupation un acte fondateur, p. 259
- Un Che Guevara non violent, p. 261
- L’utopie en acte : la coopérative, p. 265
- L’œuvre de Paulo Freire : la bible du MST, p. 270
Gestation d’une pensée, p. 271
L’appropriation de la pensée de Paulo Freire par le MST, p. 277
Une école à soi, p. 280

8. L’enchantement par la mística , p. 285
Repères historiques et usages politiques des célébrations, p. 28
- Le sens de la mística, p. 289
Une pratique préexistante au MST, p. 301
Une mística ratée : les limites de la participation du sociologue, p. 304
Rendre visible et sensible l’idéal et l’avenir dans le présent de l’action, p. 306
Une mística célèbre une tragédie, p. 309
- De la mémoire à l’espoir, p. 310
La mémoire collective, une force pour avancer, p. 310
Le pouvoir d’imaginer un autre monde, p. 313

Conclusion Une communauté militante, p. 317
- L’étoffe des cadres, p. 318
- L’occupation de terre, un « rite de passage », p. 320
- Les épreuves quotidiennes au sein de la COPAVI, p. 322
- La régénération de l’engagement politique par la mística, p. 324

Annexe n° 3
Brasilia « ferme la bouche » de l’INCRA, p. 327
Glossaire, p. 329
Cartes, p. 333

Source: http://www.alterinfos.org/spip.php?article5608

Pour soutenir concrètement le MST dans sa lutte, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br



La déferlante des Sans Terre : avril à Brasilia (reportage photo et vidéo)

"Mística", acte poétique et théàtral en hommage aux 19 sans terre martyrs de Eldorado dos Carajás, assassinés par la police. Brasília, occupation du Ministère du Développement Agraire, 17 avril 2012

"Mística", acte poétique et théàtral en hommage aux 19 sans terre martyrs de Eldorado dos Carajás, assassinés par la police. Brasília, occupation du Ministère du Développement Agraire, 17 avril 2012

Alexandre Conceiçao, membre de la Direction Nationale du MST, occupation du Ministère du Développement Agraire, 17 avril 2012

"Mística", acte poétique et théàtral en hommage aux 19 sans terre martyrs de Eldorado dos Carajás, assassinés par la police. Brasília, occupation du Ministère du Développement Agraire, 17 avril 2012

Brasília, occupation du Ministère du Développement Agraire, 17 avril 2012

"Mística", acte poétique et théàtral en hommage aux 19 sans terre martyrs de Eldorado dos Carajás, assassinés par la police. Brasília, occupation du Ministère du Développement Agraire, 17 avril 2012

Source : http://www.mst.org.br/node/13193

 

 

Pour soutenir concrètement le MST dans sa lutte, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

Pour une information continue en français sur les activités du MST : http://mouvementsansterre.wordpress.com/

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