mouvementsansterre


Le Mouvement des Sans Terre discute de l´importance des radios communautaires dans l´état de Santa Catarina.
12 février 2012, 6:49
Filed under: Démocratisation des médias, Formation, Production

10 février 2012

Par Rubens Lopes 
De la Radio Communautaire Campeche

Centre de Formation "Olga Benario"

Ce 2 février des étudiants militants du MST ont réalisé un débat sur les médias au cours de leur Stage Interdisciplinaire d´Expérience (EIV). Le débat s´est déroulé au centre de Formation Olga Benário, situé dans l´unité de production “25 juillet » à Catanduvas, dans la région occidentale de Santa Catarina.

L´unité de production “25 juillet” dispose de 204 hectares de terre, dont 75 hectares pour la production d´aliments, ce qui garantit la subsistance des travailleurs qui vivent sur place, en plus de fournir de la nourriture à la ville à travers le programme de « Combat contre la faim » du gouvernement fédéral. L´Institut Padre Vilson de Florianópolis est un de ceux qui reçoivent ces aliments directement de cette unité.

Le débat

L´aube commence à poindre. Chants d´oiseaux. Quelques pas. Bruits de verres et mouvement de personnes. Dans le Centre de Formation, sur les tables,  le café est accompagné de pain et de confiture maison. Il y a vingt-neuf élèves qui participent à des activités dans le système IVE. Ils s´organisent en brigades et chacun est nommé responsable d’une fonction. Après les slogans de discipline collective, arrive le moment des réunions. Tous les matins après le café on organise une “mistica” (activité culturelle, poétique, etc..). Le jour commence ainsi: par des chants, des danses, l´étude et l´activité physique visant à fortifier le corps pour la lutte.

Au programme de la journée sont prévus deux débats. Dans la matinée le thème est: La criminalisation des mouvements sociaux, avec l´avocate Daniela Rabaioli.

Daniela explique que l’Etat agit avec plus de force répressive quand le bien privé est attaqué, et qu´il utilise le Droit, en particulier le droit pénal, pour légitimer la propriété privée. Elle explique également le rôle des médias de masse qui ne diffusent que la version des puissants. D´où les luttes des mouvements sociaux pour maintenir leur autonomie organisationnelle.

Après le déjeuner servi par les mêmes mains qui ont fait le petit déjeuner, des membres de la brigade participent à une expérience sur les composteurs en utilisant les pelures de fruits, les restes alimentaires, un peu de sciure, de l’herbe, etc.. Démonstration de la facilité avec laquelle on peut créer un jardin à la maison avec beaucoup d’aliments sains.

L´après-midi on aborde le thème des médias et en particulier des radios communautaires. Il m´incombe de parler de l’expérience de la radio communautaire Campeche pour alimenter le débat. J’ai raconté l’histoire de notre radio, née après la discussion du Plan Directeur pour la ville de Florianópolis, et de la nécessité des résidents d´informer sur les luttes du quartier. J´ai expliqué la différence entre la radio libre et la radio communautaire. La radio communautaire exige le lien avec la communauté, elle débat et contribue aux décisions, la radio communautaire est un engagement.

J’ai parlé de la difficulté que nous rencontrons pour créer le lien avec le commerce local, à travers les supports culturels. De la nécessité qu´une personne soit toujours au contact et dans la recherche de ces partenaires qui aident aussi la radio à exister. Nous n´avons pas encore atteint cet objectif, le travail reste à faire. J’ai également parlé des membres de la radio qui sont les habitants, qui peuvent contribuer á la production des programmes, participer à des activités et rendre la radio plus dynamique.

C´était un débat en cercle, qui peut commencer n’importe où, comme le font les zapatistes. Ont surgi des regards curieux et le désir d’être en mesure de construire des stations de radio communautaires dans les autres communautés. Ou encore la nécessité de lutter pour que l’identité et la beauté du lieu de vie soient respectés, de la même manière que nous luttons pour Campeche.

En fin de l’après-midi, nous sommes allés à une cascade pour écouter les galets rouler sous le courant de l´Histoire, pour continuer demain á chercher comment construire une vie meilleure pour tous.

Source : http://www.mst.org.br/node/12913

Traduction: Thierry Deronne

Pour soutenir le MST, on peut écrire à Salete Carollo, prointer@mst.org.br

Pour une information continue en français sur les activités du MST, https://mouvementsansterre.wordpress.com/


Laisser un commentaire so far
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s



%d blogueurs aiment cette page :