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Le mouvement des Travailleurs Sans terre crée un site Internet pour… et par les enfants des militant(e)s, les « Sem terrinhas »
12 février 2013, 6:14
Filed under: École rurale, Création artistique, Formation

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Le Mouvement des Sans Terre lance sa page destinée aux enfants des militants, les Sem Terrinha. Élaborée collectivement par les secteurs de l’Éducation, de la  Culture, de la Comunication et de la Jeunesse du mouvement, la page a pour objectif d’informer, éduquer et amuser les enfants « Sem Terrinha » (littéralement, petits « Sans terre », NdT)  par le biais de nouvelles, d’histoires, de vidéos, de musiques et de jeux.

Selon Maria Cristina Vargas, du secteur de l’éducation du MST, “la page est un espace où les enfants peuvent accéder au débat politique de la lutte pour la terre dans un langage qui se place à leur niveau de compréhension. Comme les adultes, les enfants sont partie prenante de l’ensemble du processus du mouvement. Nous ne pensons pas à eux seulement comme la continuité du Mouvement des sans Terre mais aussi à partir de leurs besoins concrets de comprendre la réalité dans laquelle ils vivent aujourd’hui”.

La construction de la page s’insère dans le débat sur de meilleures conditions de structure et d’éducation dans les unités productives. Pour Cristina, “nous savons que toutes les unités productives n’ont pas encore accès à internet mais cela fait partie de notre lutte : faire que les unités de production agricole possèdent des écoles et que celles-ci soient équipées de la structure nécessaire pour une formation de qualité des enfants”.

En plus des sessions pour les enfants la page des « Sem Terrinha » possède des espaces destinés aux éducateurs dans lesquels les documents, textes pour la formation et pistes de travail avec les enfants seront disponibles comme outils de formation pour ces professionnels.

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Mais le plus grand objectif selon Cristina sera de transformer la page des « Sem Terrinha » en un espace construit également par les enfants qui peuvent envoyer leurs dessins, lettres, histoires et nouvelles pour qu’elles soient diffusées. “Nous voulons que les enfants envoient leurs productions ainsi que leurs questions sur le quotidien des communautés où ils vivent. Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir de reporters « Sem Terrinha », produisant des contenus pour la page ?”

Adresse de la page des Sem Terrinha : http://www.mst.org.br/semterrinha/

Source de cet article : http://www.mst.org.br/node/14254

Traduction du portugais : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le MST, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

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« Les Unis de la Bâche Noire ne font pas de la samba-fête mais de la samba-lutte »

Par José Coutinho Júnior

De la Page du MST

« Les Unis de la Bâche Noire » (1), école de samba qui a surgi en 2005 au sein du Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MST), a pour objectifs principaux de contribuer à la formation politique de ses membres, de montrer qu’un modèle collectif de samba est possible, comme d’apporter beaucoup de plaisir à travers la samba. Nous avons conversé avec le sociologue et musicien Tiarajú Pablo D´Andrea, du secteur de la culture du MST et membre des « Unis de la Bâche Noire » à propos de la création de cette école, de son fonctionnement et du contrepoids qu’elle constitue face au carnaval commercialisé.

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– José Coutinho Júnior – Comment s’est créé l’école des « Unis de la Bâche Noire » ?

Tairaju Pablo D’andrea – Elle a été fondée en 2005 par des militants d’unités productives nées de la lutte pour la terre dans l’État de São Paulo. L’idée principale était la formation et l’insertion de la jeunesse dans les activités du mouvement, tant par le biais de la musique que par la politisation qui peut en naître. São Paulo possède des unités productives dans des zones de transition entre l’urbain et le rural. Beaucoup des producteurs ruraux de ces unités avaient des expériences de vie en périphérie urbaine, où la samba traditionnelle de Bahía, la samba frappée à la paume et les groupes de percussion inspirés de la samba (« batucadas ») ont une forte présence.
Par ailleurs une caractéristique de la samba de Sao Paulo est d’avoir été historiquement pratiquée dans l’intérieur de l’état et souvent en milieu rural. Que ce soit dans la campagne ou dans la ville, cette expression culturelle a toujours représenté les classes subalternes, les travailleurs, les pauvres. De sorte que chanter la samba c’est affirmer l’identité de classe, en même temps qu’elle évoque une racine culturelle dans l’histoire sociale et dans l’histoire individuelle. La création d' »Unis de la Bâche noire » a pris en compte tous ces éléments.
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– Qui fait partie de l’école ? 
– La majeure partie de l’école est formée par des membres des unités productives agricoles du grand Sao Paulo. En font également partie des représentants du  Movimento Passe Livre ou du groupe artistique Dolores Boca Aberta, des compagnons de l’usine Flaskô et des travailleurs d’un peu partout, non organisés mais qui ont vu dans les « Unis » un espace de formation, d’amusement et qui se politisent à travers le processus. Les « Unis » font partie du MST, mais rassemble des collectifs et des travailleurs non organisés. Je crois que cette diversité est sa majeure richesse et une des raisons qui insufflent sa vie à ce processus.
– Combien de personnes participent-elles aujourd’hui à l’école ?
– Au total nous avons trente-cinq rythmistes qui jouent des percussions dans la « batucada », et qui sont le noyau du processus. Il y  a aussi des collaborateurs, ceux qui garantissent l’infrastructure, ceux qui travaillent avec les enfants, entre autres fonctions. Nous pouvons dire que le processus engage environ soixante personnes.
– Pourquoi les « unis » se considèrent-ils comme une école de samba et non comme un groupe de carnaval, par exemple ? 
– À l’origine, une école de samba est un local où on enseigne la samba. Telle est l’acception la plus originale du terme. Avec le temps, cette définition a changé et signifie un local de luxe, avec beaucoup d’argent et de professionalisation. Peut-être cette acception est-elle hégémonique aujourd’hui. Pour s’identifier comme quelque chose de plus spontané, de pauvre et dont l’objectif est le pur et simple amusement, plusieurs groupes du carnaval se dénomment « blocs », souvent par opposition à cette idée d’école de samba.
Les « Unis de la Bâche noire » veulent contester ce concept. C’est pourquoi elle s’appelle école de samba : parce qu’elle fait une formation sur la samba, tant musicalement que théoriquement. D’autre part, c’est une école parce qu’elle pense et réalise une formation politique, une formation artistique et une formation humaine. Tels sont ses présupposés.
– Comment les Unis font-ils la critique sociale à travers le carnaval ?
– Historiquement, le carnaval est un moment de renversement de l’ordre. Penser la possibilité de la différence est déjà quelque chose de provocateur pour tout ordre établi. Au carnaval les gens occupent la rue en chantant, joyeusement.
Dans un pays comme le Brésil avec une histoire esclavocrate, dictatoriale et ségrégationniste, occuper les rues est une transgression et l’être joyeux est une transgression. Donc nous avons déjà les éléments d’inversion de l’ordre et de provocation. Cependant le caractère spontanéiste qui consiste à descendre dans la rue sans organicité, ne configure pas à lui seul une possibilité de transformer les structures. Comment élaborer une critique au moyen de la structure carnavalesque sans tuer le caractère ludique propre au carnaval ?
Les « Unis » s’attaquent à la question et tentent d’allier deux choses. Si nous retournons au chansonnier de la « samba-enredo », il est clair que toutes les thématiques ont déjà été abordées par les écoles de  samba. Il y a des chansons conservatrices, de droite, commercialisées, etc. C’est clair. Mais quand on examine l’histoire de ce genre on voit qu’elle a été forgée par les sambas critiques, les sambas de célébration et parfois même romantiques. Telle est la matrice des « Unis de la bâche noire » et nos sambas le reflètent aussi.
D’autres matrices musicales évidentes des « Unis de la bâche noire » sont la samba rurale de Sao Paulo, d’une plus grande force rythmique et de manière surprenante, le rap, dont l’influence provient du succès qu’il a dans la jeunesse des unités productives et par la forme directe d’énoncer une critique qui a trouvé dans l’école une terrain fertile d’expression. C’est pour ces raisons entre autres que les « Unis » ont un jour déclaré qu’ils ne font pas de la samba-fête mais de la samba-lutte. En d’autres termes la samba n’est pas un simple passe-temps ou un objet de contemplation destiné à la consommation artistique de la bourgeoisie, mais, pour les « unis », un engagement. C’est un amusement qui vise l’émancipation humaine, la politisation et le renforcement des relations inter-personnelles.
Ce qui ne veut pas dire que les « Unis » soient contre les groupes de carnaval, les satires, les marches musicales etc… Bien au contraire les « Unis » appuient toutes ces expressions. Cependant, par le fait de s’organiser au sein d’un mouvement social, par les caractéristiques militantes de ses participants, par les conditionnements historiques et à travers certaines écoles conscientes, nous avons préféré développer une position de lutte et tel est notre présupposé. Ce qui n’empêche pas la joie et le bonheur.
– Comment l’école se prépare-t-elle pour le carnaval ?
– Dans les écoles de samba traditionnelles, le thème est choisi par une direction du carnaval et souvent sous l’influence des exigences des sponsors. La coordination du carnaval élabore un synopsis distribué aux compositeurs qui créent leurs chansons (« sambas-enredos ») à partir des informations fournies. La « samba-enredo » du défilé est choisie au sein de l’école de samba à travers des èpreuves éliminatoires, où plusieurs sambas concourent de manière interne jusqu’à ce qu’émerge un vainqueur à travers le vote des jurés choisis par l’école.
C’est avec le thème choisi qu’ont lieu des répétitions jusqu’au carnaval. Beaucoup de ceux qui participent au jour le jour dans ces écoles n’apprennent pas la totalité du processus du défilé, ni la création artistique qui s’y reflète. Ce processus d’aliénation est plus aigu dans les cas de ceux qui veulent seulement s’amuser le jour du carnaval et vont à l’école pour acheter leur déguisement. Il n’existe aucune connaissance du processus, qui est totalement aliéné par les grands compagnies qui défilent au sein d’une école de samba.
Les « Unis » ont observé ce processus et ont décidé de faire autrement. Les trois présupposés formatifs sont : la formation politique, la formation musicale et la formation poétique. Les trois formations s’imbriquent durant tout le processus qui commence entre les mois de septembre et de novembre et va jusqu’au carnaval.
Le thème est choisi à travers des débats au sein du collectif, qui sélectionne un élément parmi les lignes politiques du Mouvement des Sans Terre. Le thème choisi, on pense à de possibles conseillers qui pourront mener des discussions avec le collectif et avec toute personne qui souhaite participer, sur le thème choisi. Ce sont les formations politiques.
Il se peut que les  participants du collectif prennent note des parties les plus importantes des paroles du conseiller. Ces notes peuvent être reprises sous une forme versifiée ou en prose. Pour que ces notes acquièrent une richesse poétique, on organise – de manière concomitante avec ces formations  politiques – des débats avec des paroliers de « samba-enredo », où sont discutés les thèmes, la métrique, les rimes, les contenus et d’autres éléments de poésie. C’est la formation poétique.
Au terme des formations, on discute collectivement de quels vers seront utilisés. Finalement un collectif plus réduit, composé de musiciens mais pas seulement, apporte la dernière touche musicale, mélodique, poétique et harmonique à l’oeuvre. Et voilà notre « samba-enredo » prête : sans auteur, car tous ont participé à sa fabrication.
Après cette préparation de la chanson de la « samba-enredo », on passe aux répétitions avec les percusssions (batucada). Divers arrangements de percussion sont pensés selon le matériel mélodique et poétique qu’offre la « samba-enredo ». On invente des temps d’arrêts, des déclamations, des pas, tout cet univers délicieux que peuvent offrir les percussions d’une « batucada » dans une école de samba. C’est la formation musicale.  Tout ce processus vise à garantir que celui qui participe au défilé intègre le concept de ce qui est chanté, montré et joué. On cherche, en d’autres mots, à en finir avec l’aliénation du membre de l’école de samba.
– Pourquoi les « Unis » ne participent pas aux concours ou aux tournois des écoles de samba ?
– Quel serait le sens d’entrer dans un tournoi d’école de samba ? Recevoir de l’argent public ? S’inscrire dans une compétition ? Injecter au sein de l’école de samba les valeurs productivistes basés sur l’efficacité et le productivité, avec l’objectif de dépasser l’école concurrente, qui fait la même samba que ton école ? Ce n’est pas l’objectif des « Unis ». Notre principe n’est pas la compétition, mais la coopération.
Les « Unis » sont une des principales articulations d’un mouvement naissant et prometteur d’organisations qui parient sur un carnaval populaire, de lutte et contre-hégémonique.
De ce processus font partie le « Cordão Carnavalesco Boca de Serebesqué », le « Bloco Unidos da Madrugada », le « Bloco Saci do Bixiga » et le « Bloco da Abolição ». Tous ensemble ils se sont dénominés “batucada du peuple brésilien”.
Chacun possède une spécificité, une manière de faire et de penser le carnaval. Les uns plus satiriques, les autres plus bohèmes, d’autres radicalement critiques, mais tous ont dans la tête un carnaval qui accompagne les luttes populaires. Ceci dit, plus il y aura de batucadas au Brésil, mieux ce sera. Ce seront plus de personnes voulant découvrir le monde la samba, creusant dans l’histoire et dans la tradition de lutte de notre peuple, menant le combat idéologique contre les formes pasteurisées de production artistique et largement disséminées par l’industrie culturelle. Donc pourquoi devrions-nous mettre en compétition toutes ces « batucadas » ?
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– Est-il possible de penser l’art, dans le cas de la samba, comme une forme de lutte politique ?
– Dans toute son histoire, l’école des « Unis de la bâche noire » s’est composée de sambistes-militants ou de militants-sambistes, comme on voudra les appeler. Ce sont des personnes disposées à faire un saut de politisation par-delà l’expression de résistance que la samba représente déjà en soi. En découle une autre maxime des « Unis de la Bâche Noire » : « la lutte fait la samba, la samba fait la lutte ».
Une « batucada » est un excellent instrument pour les actions politiques telles que les manifestations ou les occupations. Depuis toujours, chanter et faire collectivement de la musique font partie des rituels guerriers et préparent l’âme et le coeur aux actions. C’est une mystique qui élève le moral des troupes, en plus de mener la lutte idéologique et de proposer de nouvelles formes esthétiques.
Organiser une « batucada », en soi, c’est organiser le peuple. La « batucada » possède des éléments internes et organisationnels qui s’entrelacent avec une dynamique propre d’organisation du mouvement social.
Pour que trente-cinq personnes jouent ensemble des instruments de percussion, il est nécessaire d’établir une relation entre individu et totalité. L’individu est responsable de son instrument. Lui seul joue, lui seul exécute et cela implique une particularité. Mais cette subjectivité doit prendre en compte le collectif, et jouer en prenant en compte ce que font les autres instrumentistes, pour que la masse sonore adopte un sens en commun.
Si chacun joue son instrument sans se préoccuper des autres, nous pouvons produire quelque chose de très bruyant mais nous n’aurons pas de batucada. Cette organisation à l’origine musicale possède d’évidents présupposés politiques.
– Quelle discussion a-t-elle lieu au sein des « Unis » à propos du carnaval commercialisé ?
– Les « Unis » ne veulent pas renforcer l’esthétique bourgeoise dominante. Penser un carnaval en termes de luxe et de richesse serait travailler gratuitement pour l’ennemi. Dans une bonne mesure les écoles de samba actuelles reproduisent ces modèles, et les « Unis » s’opposent à la commercialisation, à la privatisation, à la financiarisation et à l’industrialisation du carnaval.
Cela dit, une école de samba est quelque chose de bien plus complexe que ce qu’on pourrait supposer.
De nombreux secteurs progressistes de la société font une critique bête et pleine de préjugés des écoles de samba, avec des phrases telles que : « La commercialisation, ça ne marche pas ! » Et certes, les grandes écoles de samba se sont commercialisées. Mais à l’intérieur des écoles de samba, se nouent des processus très intéressants et variés que cette critique préconçue ne veut pas voir.
Il existe des communautés actives, des personnes qui se forment avec des valeurs déterminées, la défense d’une ancestralité africaine, l’affirmation de la samba, tout cela offre un spectacle artistique d’un très haut degré de création, et chaque année surgissent des sambas porteuses d’une critique sociale intelligente qui peut servir de matériel d’agitation et de propagande pour n’importe quelle organisation politique. Ce sont ces enseignements qui s’acquièrent dans les écoles de samba.
Aux « Unis » nous entretenons une relation de profond respect et d’admiration pour toutes les écoles de samba, ces véritables patrimoines de la culture brésilienne, mais nous ne sommes pas d’accord avec la direction que prennent les défilés aujourd’hui.
Note : La « bâche noire » évoque les toits de plastique sous lesquels des dizaines de milliers de travailleurs ruraux ont vécu ou vivent encore au fil des occupations de terre dans un Brésil où la réforme agraire est pratiquement arrêtée malgré l’arrivée au pouvoir de Dilma Roussef.
Traduction du portugais : Thierry Deronne
Photos : Mouvement des Travailleurs Sans Terre et Thierry Deronne.
Pour soutenir concrètement le MST, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br


Impunité au Brésil pour les assassins des Travailleurs Sans Terre : une militante de plus assassinée

7 février 2013

« Une femme de combat qui a toujours contribué à la militance du Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MST) et à la Commission Pastorale de la Terre (CPT) à Rio de Janeiro ». C’est ainsi que le secrétaire de l’État du MST décrit la productrice rurale Regina dos Santos Pinho, 56 ans, assassinée dans l’unité productive Zumbi dos Palmares. Elle était sans contact avec le voisinage depuis dimanche, et son corps n’a été découvert que le mercredi 6 février.

“C’est un crime barbare et nous voulons que ses causes soient élucidées. En prinicpe nous ne voyons pas de relation directe avec la lutte pour la terre et avec l’assassinat de  Cícero. Mais nous ne pouvons rien écarter ni affirmer” a expliqué la dirigeante du MST, Marina dos Santos.
L’assassinat de Regina se produit onze jours après l’exécution de Cícero Guedes dos Santos, 48 ans, leader du MST à Campos dos Goytacazes. Regina a été trouvée à son domicile avec un lien rouge autour du cou et à demi-nue.
Selon le délégué de la 146a DP, Carlos Augusto Guimarães, l’hypothèse d’un meurtre lié à un vol est écartée, de l’argent et des objets de valeur appartenant à la victime ayant été retrouvés à son domicile.  Pour Guimarães les motifs seraient d’ordre sexuel ou liés à la la lutte pour la terre. L’Institut pour la Réforme Agraire a envoyé des délégués pour accompagner l’enquête.
Regina militait au MST depuis près de dix ans. La police a été avertie par des voisins surpris par l’absence de la militante à la messe du Septième Jour de l’assassinat de Cícero. Regina et Cícero étaient de très proches amis. Tous deux étaient devenus des références de l’agro-écologie dans l’unité productive Zumbi do Palmares. Ils avaient conquis leur titre de propriété de la terre et continuaient à lutter pour la réforme agraire. Avec ces deux morts la peur s’installe dans la zone.

Source : http://www.mst.org.br/content/viol%C3%AAncia-em-campos-rj-continua-mais-uma-militante-do-mst-assassinada

Traduction du portugais : Thierry Deronne

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URL de cet article : https://mouvementsansterre.wordpress.com/2013/02/09/impunite-au-bresil-pour-les-assassins-des-travailleurs-sans-terre-une-militante-de-plus-assassinee/




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