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Campagne pour la libération des prisonniers politiques du Mouvement Sans Terre au Brésil

Chers compagnons comme vous le savez le Brésil vit depuis quelques mois un coup d’Etat d’extrême droite. Le gouvernement illégitime de Michel Temer a intensifié la criminalisation et la répression des mouvements populaires et des luttes sociales, en même temps qu’il a multiplié les réformes néolibérales dans le pays.

Ces derniers mois se sont produits plusieurs cas d’arrestations et de persécutions politiques de leaders et activistes populaires, dans le but de démobiliser les mouvements sociaux.

Le Mouvement Sans Terre compte actuellement 16 prisonniers politiques dans tout le pays. Ce sont des personnes emprisonnées pour leur activisme et pour leur lutte pour la terre et pour un monde plus juste.

Nous avons lancé une campagne contre la criminalisation des luttes et pour la libération immédiate des prisonniers politiques du Mouvement des Sans Terre Fabiana et Claudelei, emprisonnés depuis novembre 2016 dans l’État de Paraná, et accusés du délit d’organisation criminelle.

Les emprisonnements font partie de l’Opération Castra, commandée par la Police Civile de Paraná. Une autre action de cette même opération fut l’invasion de l’École Nationale Florestan Fernandes – ENFF, sans ordre judiciaire, en novembre passé, dans l´État de Sao Paulo.

Fabiana est une jeune militante du MST de 22 ans, qui vit dans l’unité agricole productive (asentamiento) Dom Tomás Balduíno.

Claudelei Lima a 39 ans, vit dans l’unité agricole productive (asentamiento) Celso Furtado, est agriculteur, radio-amateur, et plus récemment conseiller municipal de Quedas do Iguaçu.

L’accusation contre ces personnes révèle de la tentative de criminaliser la lutte et l’organisation populaire. C’est pourquoi nous vous invitons à contribuer à la défense de la lutte des défenseurs des droits humains.

La campagne propose plusieurs actions de solidarité :

1. Signer le manifeste d’appui à la libération des prisonnières et prisonniers politiques du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre (ci-joint, ci-dessous)

Vous pouvez signer en ligne ici : http://meucrimeelutar.com.br/

Vous pouvez envoyer votre signature au courriel : meucrimeelutar@gmail.com et srimst@mst.org.br

Vous pouvez envoyer votre photo de soutien à : meucrimeelutar@gmail.com et srimst@mst.org.br

2. Envoyer un message de soutien aux prisonniers et prisonnières : depuis la page web http://meucrimeelutar.com.br/ aux quatre membres du Mouvement des Sans Terre emprisonnés dans l’État de Paraná. Les messages seront envoyés au mail de la campagne, imprimés et remis aux destinataires.

Vous pouvez aussi envoyer directement votre message à meucrimeelutar@gmail.com avec copie à srimst@mst.org.br

3. Diffuser la page Web, le Facebook et le Twitter de la campagne.

Fabiana, Claudelei et tous les prisonniers politiques du MST comptent sur votre solidarité.

MANIFESTE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIER(E)S POLITIQUES du MOUVEMENT DES SANS TERRE AU BRESIL- SIGNATURE

Pour la liberté des prisonniers politiques du Mouvement des Travailleurs Sans Terre

A : EXMA. SRA. DRA. JUEZA DE DERECHO DE LA COMARCA DE QUEDAS DO IGUAÇU – TRIBUNAL DE JUSTICIA DEL ESTADO DEL PARANÁ

Actions pénales n° 0003169-83.2016.8.16.0140 y n°0003376-82.2016.8.16.0140

Nous, sympathisant(e) du MST soussignés, demandons à votre Excellence à travers cette lettre l’annulation des détentions préventives contre des membres de ce mouvement social.

Nous comprenons que le MST est l’expression licite de l’exercice de la citoyenneté. Être sans terre, c’est agir pour l’amélioration des conditions de vie de milliers de personnes, dans le cadre des articles de la Constitution, pour que se réalise la réforme agraire au Brésil. Malheureusement cette politique publique ne se concrétise qu’à travers la mobilisation de paysans et paysannes: telle est la raison de l’existence des campements de travailleuses et travailleurs ruraux à Quedas do Iguaçu et Rio Bonito do Iguaçu.

Etre sans terre n’est pas une atteinte à l’ordre public. Ce n’est pas un crime de manifester pour la réforme agraire. L’imputation pour délit d’organisation criminelle représente une violation frontale des droits humains et d’assemblée, prévus dans plusieurs accords internationaux dont le Brésil est signataire, parmi lesquels le Pacte International des Droits civils et de la Déclaration Interaméricaine des Droits Humains.

En outre il n’est pas légitime d’affirmer sans preuves que des membres du MST, pour les simple fait d’être Sans terre, empêchent la production de preuves dans ces procès ou font obstacle à l’application du code pénal.

Toutes les personnes, dont les membres du MST, ont le droit de répondre aux accusations en liberté. Les emprisonnements préventifs contre des adhérents du MST, par leur caractère générique, attentent à la présomption d’innocence. La situation actuelle montre que les Sans terre sont coupables jusqu’à ce qu’ils réussissent à prouver leur innocence, ce qui va en sens contraire de ce qu’établit la Constitution de la République Fédérale du Brésil et plusieurs traités internationaux dont le pays est signataire.

Il n’existe pas de justification légale au maintien des emprisonnements préventifs alors qu’existent d’autres possibilités de mesures de précaution, tous les défenseurs des droits humains qui ont été criminalisés possèdant famille, résidence fixe, et occupation licite.

C’est pourquoi nous exigeons que soient révoqués les emprisonnements préventifs existant contre les adhérents du MST, garantissant à ceux-ci le droit fondamental à l’organisation et à la manifestation, ainsi que le droit d’être considérés innocents et en liberté pour qu’ils puissent prouver qu’ils n’ont commis aucun délit.

Nous croyons dans la Justice et sa capacité de discernement !

Joignez-vous à ce manifeste et envoyez votre signature à meucrimeelutar@gmail.com, avec copie à srimst@mst.org.br

Ou signez directement en ligne à travers le site http://meucrimeelutar.com.br/

Merci pour votre solidarité !

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Cassia Bechara

Direction National du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre MST

Collectif des Relations Internationales

Tél: (11) 2131 0850

Skype: cassia.bechara

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Traduction : Thierry Deronne

URL de cet article : http://wp.me/p27hZR-tI



Mouvement des Sans Terre : l’appel de Fortaleza


unnamedInspirés par les luttes paysannes du Ceara, nous, coordinatrices et coordinateurs nationaux du Mouvement des Travailleurs Sans Terre, nous sommes réunis à Fortaleza, revendiquant la mémoire et l’exemple de Fidel Castro, du centenaire de la Révolution russe et du cinquantenaire du martyr de Che Guevara, pour étudier la conjoncture politique et agraire de notre pays et projeter les défis et les tâches pour la prochaine période.
Il y a une crise structurelle du capitalisme, accentuée depuis 2008, expression des crises économique, politique, social et environnementale, représentée par des propositions autoritaires et fascistes, qui menacent les droits humains des travailleurs et les biens de la nature dans le monde entier. Dans ce contexte, pour que le Capital continue à s’approprier les ressources économiques de la société, il est nécessaire de supprimer les droits historiques de la classe travailleuse afin que ces ressources soient à la disposition exclusive du marché financier. Le Coup d?État et les actes institutionnels du gouvernement illégitime du Brésil, comme la réforme de la sécurité sociale, la réforme du travail, le PEC55 et l’abandon au privé des ressources pétrolières du Pré-Sal, sont des exemples de ce mouvement. Face à ce scénario :

1. Nous réaffirmons la nécessité de réformes structurelles et d’une Réforme Agraire Populaire, qui garantisse la souveraineté alimentaire, la souveraineté nationale contre la vente des terres au capital étranger et la défense des biens de la nature, l’eau (particulièrement l’aquifère Guarani), la terre, les minerais, le pétrole et la biodiversité. Nous sommes contre, et nous combattrons, la Mesure Provisoire 759 de recul de la Réforme Agraire, qui privatise les terres destinées à la Réforme Agraire, en les transformant en marchandises, qui légalise les usurpateurs de terres publiques et exclut du processus d’assentamentos les travailleurs et travailleuses occupant les terres et vivant dans des campements.

2. Nous lutterons contre la privatisation des terres, déguisée en attribution de titre de propriété et qui veut se débarrasser des « assentados », comme mécanisme d’exclusion des politiques de réforme agraire. Nous exigeons l’enregistrement des lots et des assentamentos sous la forme de « Concession de droit réel d’usage de la terre » -CDRU et l’interdiction de vente des terres des assentamentos.

3. Nous nous engageons à lutter avec l’ensemble des travailleurs et travailleuses contre la réforme de la sécurité sociale, la réforme du travail et les autres mesures qui retirent des droits historiquement conquis. Nous nous engageons à la construction du Front Brésil Populaire et à son enracinement dans les communes.

4. Nous sommes solidaires de toutes les formes de luttes et de résistance contre le Coup d’Etat et nous appuierons tous les secteurs de notre peuple qui se mobilisent par la lutte, depuis les peuples indigènes et quillombolas jusqu’aux étudiants dans les écoles occupées pour la défense de l’enseignement public. Ainsi, nous nous joindrons aux journées de luttes du 8 au 15 mars, convoquées par la Confédération nationale des travailleurs de l’Education (CNTE).

5. Nous dénonçons la criminalisation de la lutte sociale qui utilise des arguments juridiques pour poursuivre et condamner la lutte sociale sans preuve et au service des intérêts du capital, résultat de l’orgueil, de l’arrogance et de l’autoritarisme d’un Pouvoir Judiciaire plein de privilèges, mais sans aucun engagement social. Nous exigeons la libération de tous les travailleurs emprisonnés et persécutés.

6. Nous appelons toutes les femmes du monde rural et des zones urbaines à une grande journée de lutte le 8 mars. Les travailleuses sont les plus atteintes par la réforme de la sécurité sociale, ce qui augmente les inégalités de genre dans une société machiste et patriarcale.

7. Nous combattrons la vente de terres au capital étranger, le recul de la réforme agraire et le modèle d’agrobusiness lors des journées de lutte et les occupations au mois d’avril. De plus, nous proposons la réalisation d’une grande Marche Nationale à Brasilia, au courant du second trimestre, pour dénoncer les mesures du gouvernement « golpiste ».

8. Nous défendons la convocation d’élections générales au Congrès et à la Présidence de la République, pour que soit rendu au peuple le droit de choisir ses représentants.

9. Nous travaillerons avec le Front Brésil Populaire et les autres organisations de travailleurs et travailleuses pour construire un Programme d’Urgence qui combatte le chômage, l’inégalité de revenus et la perte de droits. Nous appelons les travailleurs et les travailleuses pour que, dans la prochaine période, nous puissions construire de grandes mobilisations de la classe travailleuse autour du droit à la Terre, au Logement et au Travail.

10. Nous affirmons notre engagement de solidarité avec la lutte de tous les peuples du monde, face à l’offensive du capital, à l’autoritarisme des gouvernements, à la prépondérance de l’empire des Etats Unis, aux guerres insensées, pour la défense des droits de tous les peuples pour la justice et l’égalité.

Nous nous engageons comme militants, hommes, femmes et jeunes à assumer nos tâches pour la défense du peuple brésilien.

Lutter ! Construire la Réforme Agraire Populaire !

Fortaleza, 27 janvier 2017c2eghvuxaaejg3c



La Vía Campesina dénonce la criminalisation croissante et la persécution envers la paysannerie au Brésil
11 novembre 2016, 11:16
Filed under: Appel à mobilisation, Solidarité internationale
09/11/2016
Opinión
  • Ilustración: Francisco Daniel

(Harare, 8 novembre 2016) La Vía Campesina, mouvement paysan international, dénonce la triple alliance entre le gouvernement putschiste de Temer, les intérêts transnationaux et les médias officiels qui cherchent à inventer un scénario dirigé à l’opinion publique pour tenter de criminaliser les mouvements sociaux au Brésil dans leur droit légitime à la résistance et à la protestation.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement de Temer a renforcé son plan stratégique néolibéral avec la réduction des coûts du travail, la récupération de fonds, en privatisant et en octroyant plus de privilèges au secteur de l’agroindustrie, au détriment des secteurs populaires, paysans, indigènes et des populations les plus pauvres. Les ressources financières qui étaient auparavant destinées à divers secteurs publics comme celui de l’éducation, la santé ainsi que les droits des travailleurs et travailleuses ont été piétinés quelques jours à peine après la prise du pouvoir par Temer. Imposant une politique dominée par la peur, la persécution et la criminalisation orchestrées par les  médias de masse, comme Globo, où nos camarades ont été représentés sur écran comme des criminel(le)s, bafouant de cette manière leurs droits civils et leur droit à l’organisation.

Devant ces faits récents qui se sont déroulés contre le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre MST du Brésil, membre de la Vía Campesina, nous exprimons notre réelle préoccupation face à ces atteintes aux droits civils et à la criminalisation injustifiée des mouvements sociaux.

Dans ce sens, en tant que Vía Campesina International, nous somme venu encourager et inciter la création d’une Déclaration des Droits des Paysans au sein des Nations Unies d’où nous avons souligné l’urgence de pouvoir garantir le droit des paysannes et paysans à la liberté d’association et d’organisation, ainsi que le droit à ne pas être criminalisé en raison de ses plaintes et de ses combats légitimes.

Comme mouvement international, nous observons d’un œil très vigilant ce type de politique de la haine qui se consolide avec le soutien de gouvernement de droite au pouvoir. C’est pour cela que nous dénonçons et appelons à nos organisations, nos amis ainsi que nos alliés à rester en état d’alerte afin que ces actions de persécution, d’emprisonnement et de criminalisation ne se répètent plus, car ils affaiblissent de manière drastique la démocratie.

Les peuples du monde entier ont le droit de résister et de protester face aux politiques néolibérales qui bafouent et restreignent nos droits et atteintes à la vie. C’est pour cette raison qu’au sein de La Vía Campesina nous nous joignons aux cris de dénonce et de résistance depuis la voix des centaines d’organisations, de personnalités, d’intellectuels et d’artistes provenants de divers continents du monde, qui ont manifestés leur solidarité et leur soutien envers le MST et envers tous les peuples organisés au Brésil.

Le MST vous n’êtes pas seuls !

Globalisons la lutte, globalisons l’espoir !

 Source http://www.alainet.org/fr/articulo/181547



« La terre est à tous », quand des paysans vénézuéliens prennent la caméra

Loin des tumultes qui agitent les grandes villes, le Venezuela poursuit de manière moins visible ses mutations au fil des réformes menées depuis le début des années 2000. L’une d’entre elles, la « loi des terres », votée en 2010, a notamment permis de rendre à la propriété collective des terres inexploitées possédées jusqu’ici par de grands propriétaires.

Ainsi de Caquetios, dans l’État de Lara, à 400 km à l’ouest de Caracas, la capitale du Venezuela. C’est dans cette ancienne hacienda cédée par le gouvernement au Mouvement des sans-terre du Brésil, que des militants de l’association France Amérique latine Bordeaux-Gironde se sont retrouvés avec des travailleurs agricoles locaux pour animer un atelier d’agroécologie. Avec eux, des membres de l’École latino-américaine et populaire de cinéma, théâtre et télévision (Eplacite) et les cinéastes-documentaristes Luis et Andrés Rodriguez [1].

Après une semaine de travail d’éducation populaire, ils nous livrent ce court documentaire, La terre est à tous, filmé par les paysans eux-mêmes, qui décrit le quotidien du travail de terre dans ces zones rurales.

(cliquez en bas à droite de l’image pour activer les sous-titres français)

Un documentaire qui prend tout son sens quand on sait que ces terres n’appartenaient pas jusqu’ici aux paysans qui la travaillent, et qui est diffusé depuis le début du mois sur la plateforme télé participative AlbaTV.

Mais qui dit documentaire, dit matériel vidéo et formation. C’est le rôle de l’Eplacite, qui mène depuis plusieurs années des ateliers audiovisuels participatifs à travers tout le pays et même dans d’autres pays d’Amérique latine, par exemple au Nicaragua. Aujourd’hui, cette école pas comme les autres appellent à souscription pour financer ses activités et parrainer des cinéastes en herbe. Si vous êtes intéressés, rendez-vous jusqu’à mi-octobre sur la plateforme KisskissBankBank


- La Tierra Es De Todos, 12’08’’.

Source : Grégoire Souchay/Reporterre



Un court-métrage produit au Venezuela parle de la relation du paysan à la terre

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Source : page officielle du Mouvement Sans Terre (Brésil), 4 septembre 2016.

Par : Luara Dal Chiavon

Photos : Thierry Deronne et Pablo Kunich

Ce film est un des résultats d’un atelier de cinéma et d’agroécologie réalisé à Caquetios du 19 au 23 août 2016 dans l’école de formation que construit le Mouvement des Sans Terre au Venezuela, dans l’État de Lara, à plus de 400 kilomètres de Caracas. Le court-métrage “La terre est à tous” décrit de manière poétique la relation des paysan(ne)s à la terre, et sera présenté par Alba TVwww.albatv.org ce mercredi 7 septembre 2016.

Les ateliers ont été menés en partenariat avec l’École Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, TV et Théâtre (qu’on peut découvrir et soutenir ici :https://www.kisskissbankbank.com/soutien-a-l-ecole-populaire-et-latino-americaine-de-cinema-theatre-et-television-eplacite) et avec le Collectif France-Amérique Latine Bordeaux (FAL 33), pour près de 50 membres de mouvements sociaux et collectifs du Venezuela.

Autre collectif participant : ALBA TV, télévision participative créée il y a 10 ans et qui, en plus de son site Web www.albatv.org, diffuse en numérique sur près de la moitié des états vénézuéliens. L’objectif de cette chaîne est de construire et de diffuser l’agenda des mouvements sociaux du Venezuela et d’Amérique Latine.

Le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre du Brésil a également participé à l’atelier de l’EPLACITE mené sous la férule des frères Luis et Andrés Rodriguez.articulo-2

Le cinéma comme outil de lutte

L’École Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, Théâtre et Télévision (EPLACITE), fondée au Nicaragua par le belgo-vénézuélien Thierry Deronne il y a trente ans et ancrée depuis 20 ans au Venezuela, a pour objectif de former les adhérents des mouvements sociaux et populaires au cinéma entendu comme outil de lutte.

Pour Thierry, le court-métrage produit durant l’atelier “est un travail participatif, de nombreuses mains ont porté et orienté la caméra, beaucoup de regards ont cherché à percer les apparences du réel, beaucoup d’idées se sont rassemblées – personne ne sait tout mais chacun sait quelque chose – et cet effort de créer un cerveau collectif s’accompagne d’une grande sensibilité. C’est dans le temps – temps de la rencontre, de la réalisation, du montage – que réside la possibilité d’accéder au monde de l’Autre, et à l’autre monde possible”.

Professeurs invités de l’École Populaire et Latino-Américaine de Cinéma, les cinéastes Luis et Andrés Rodriguez, primés internationalement pour certains de leurs films comme “Brèche dans le silence” (Venezuela, 2012) ont dirigé les quatre jours d’atelier pour près de 20 militants des mouvements sociaux du Venezuela et du Mouvement des Sans Terre du Brésil – membres de la Brigade Internationaliste Apolônio de Carvalho présent depuis 10 ans au Venezuela à l’invitation de Hugo Chavez pour développer des projets de semences autochtones et de communication populaire.

La méthodologie suivie par ces cinéastes s’apparente à celle des mouvements sociaux : dialogue, participation intense et création collective. Après avoir revisité quelques concepts du langage cinématographique, on passe à l’observation de la réalité pour que deux sous-groupes tournent les images-visions librement rêvées et élaborées par chacun(e). Ces tournages intensifs durent deux jours et chacun(e) peut manier la caméra et composer les plans. Le résultat est ce court-métrage de 11 minutes, monté sur place et projeté au collectif de participants ainsi qu’à la communauté populaire voisine qui a participé au tournage.

Pour le cinéaste Luis Rodriguez, “les jeunes ont abordé de manière assez intuitive le travail de l’image autour du thème de la relation à la terre, de la relation de l’être humain a la terre. C’est un peu le thème central abordé dans l’atelier, en symbiose avec l’espace de Caquetíos où nous avons vécu ces quatre  jours”.

Son frère le cinéaste Andrés Rodriguez travaille dans la même perspective d’accès à l’universel à partir du local : “Nous avons beaucoup souffert du regard de l’extérieur sur nous, qui est toujours en train de nous superviser, ou d’élaborer nos discours et de dire qui nous sommes. Notre identité doit être construite plan par plan, avec la sueur, la passion, le sang, avec beaucoup de force pour faire face aux voix de ceux qui veulent nous conquérir, nous coloniser à travers des discours. Il s’agit de construire une identité propre, libre, à partir de notre manière de voir les choses, de nos idiosyncrasies, c’est une lutte que nous devons mener avec beaucoup de force” souligne-t-il.

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Agroécologie : échange d’expérience entre peuples

Parallèlement et durant ces quatre jours, 30 militants ont participé à l’atelier d’agroécologie et de permaculture offert par l’association française FAL-33 (France –Amérique Latine Bordeaux).

Gloria Verges, membre de ce collectif et qui a donné l’atelier en compagnie de Chloé Jareno et de Franck David de http://www.saluterre.com/, explique qu’un des buts fondamentaux de l’apprentissage des participants fut qu’ils prennent conscience , à partir d’un projet initial et de la vision de la permaculture, d’une nouvelle philosophie de vivre la terre en pensant aux générations futures, de manière soutenable, pour élaborer une vision encore manquante de l’intégralité du processus : “Ils possédaient de nombreux éléments de connaissance qui sont autant de petits éléments de permaculture, mais il manquait la vision intégrale, globale et systémique. L’atelier a renforcé les pratiques qu’ils menaient déjà, en les intégrant dans une vision globale ”.

Caquetios, école en construction

Une des tâches des Sans Terre au Venezuela est de contribuer à la construction d’un espace de formation latino-américain sur les terres de Caquetios, ancienne hacienda expropriée par le gouvernement Chavez, transformée en Unité de production alimentaire (UPSA), puis cédée au mouvement brésilien non seulement comme espace productif pour contribuer à alimenter la population vénézuélien mais aussi comme espace de formation pour les mouvements sociaux d’Amérique Latine.

De cette manière le Mouvement des Sans Terre cherche à dépasser les frontières géographiques et à contribuer à la lutte internationaliste dans toute l’Amérique Latine, à partir d’une pédagogie paysanne, qui refuse de séparer la théorie de la pratique, et veut les construire conjointement. En d’autres termes, sur ce lieu où on produit les aliments, il s’agit aussi de produire des connaissances. Et de contribuer depuis une réflexion pratique à faire avancer l’unité des peuples et le socialisme latino-américain.articulo-4

Célia Cunha, militante des Sans Terre travaille depuis près de dix ans au Venezuela: “Parler de souveraineté c’est parler de semences. Et pour parler de semences nous devons parler de semailles, de récoltes, de mise en culture, et cela passe par un travail de base, de conscientisation. Il ne s’agit pas seulement de distribuer les semences, il faut aussi que ce processus s’accompagne d’un processus de prise de conscience”.

Célia insiste par ailleurs sur le défi que représente l’organisation même des processus de formation, le débat sur le thème des semences comme souveraineté et leur redistribution aux familles, en garantissant un processus d’accompagnement, pour que dans un an le contexte soit différent. Et l’unité est fondamentale pour réussir ce processus : “nous savons que nous ne mènerons pas ce processus seuls, mais avec l’engagement des paysannes et des paysans du Venezuela, des collectifs (…) C’est pourquoi notre tâche est de jeter des ponts entre eux”.

 

Source : http://www.mst.org.br/2016/09/04/curta-metragem-produzido-na-venezuela-discute-a-relacao-do-campones-com-a-terra.html

Texte : Luara Dal Chiavon

Edition : Iris Pacheco

Traduction : Thierry Deronne

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2hA 



 Mobilisations internationales « TEMER , DEHORS »

marcha_contra_temer.jpg_1718483346Chers compagnons et compagnes internationalistes,

La lutte contre le Coup d’État au Brésil et contre le gouvernement illégitime de Michel Temer continue.

Le 18 juillet, le Collectif national du Front Brésil Populaire a débattu de la conjoncture politique du pays. Malgré les difficultés induites par un rapport de forces institutionnel défavorable, nous sommes arrivés à la conclusion que la destitution n’est pas une fatalité ; le processus peut donc être inversé.

C’est pourquoi, il est fondamental pour nous de reprendre le processus de mobilisations de rues et la dénonciation internationale, qui continue  d’être un moyen de pression fondamental sur les Sénateurs et même sur le gouvernement « golpiste ».

Au Brésil, nous allons continuer les événements et les mobilisations nationales, en donnant la priorité à quelques dates clés :

  • 05 août : Ouverture des Jeux Olympiques – Mobilisation nationale sur le thème « Temer, Dehors » et sur la dénonciation du Coup d’Etat, à Rio de Janeiro.
  • 9 août : Date prévue pour le premier vote en plénière du Sénat – Marches dans toutes les capitales du pays.
  • Du 24 au 29 août : Période du vote final du Sénat – Manifestation nationale à Brasilia.

Nous appelons tous nos camarades internationalistes, les brésilien(e)s résidant à l’extérieur, les mouvements et organisations de travailleurs du monde entier, à organiser des événements devant les ambassades et les consulats brésiliens, des manifestations de rue, des rassemblements devant vos parlements pour exiger la non-reconnaissance du gouvernement illégitime de Temer, et toute action possible contre le Coup d’État et pour le « Temer Dehors », renforçant ainsi au niveau international les actions au Brésil.

Nous envoyons en annexe un flyer pour dialoguer avec la société, qui explique à la population le Coup d’État et les mesures du gouvernement « golpiste ». Il est en portugais, anglais, espagnol et français. Ceci pour une large diffusion et reproduction.

La solidarité et l’appui de la classe ouvrière du monde et de tous les secteurs démocratiques et progressistes est fondamental pour que nous parvenions, ensemble, à vaincre le processus en cours .

Le Coup d’État contre la démocratie brésilienne est un coup contre toutes les démocraties du monde !

TEMER DEHORS ! 

LA VERITE SUR LE COUP D’ETAT

La destitution d’un président de la République n’est possible, selon notre Constitution, que s’il a commis un crime.

Les auteurs de la demande de destitution de la Présidente Dilma Roussef argumentent qu’elle a utilisé la procédure de « pédalages » budgétaires.

Cette pratique ne constitue pas un crime et a déjà été utilisée par d’autres présidents, comme Fernando Henrique Cardoso et Lula.

Michel Temer, quand il était Vice-Président en exercice, a utilisé cette même procédure lorsqu’il devait assumer la présidence.Il y a plus de 24 gouverneurs dans tout le pays qui l’ont utilisée, y compris Geraldo Alckim, de São Paulo et l’ex-gouverneur de Minais Gerais, Aécio Neves.

Si le Tribunal Fédéral Suprême était fidèle à la Constitution, il devrait annuler ce processus.

Le jugement de la présidente est tellement manipulé que, parmi les députés qui ont approuvé le coup d’État, plus de 100 d’entre eux sont l’objet d’instructions dans le cadre de l’opération Lava Jato (Enquête contre la corruption lié à l’entreprise Petrobras).

Le rapporteur de la procédure au Sénat est le sénateur du Minais Gerais Antônio Anastasia, ex-gouverneur de son Etat, qui a aussi pratiqué des « pédalages » budgétaires pendant les cinq années de son mandat.

Le sénateur Romero Jucà (PMDB-RO) a révélé, dans des enregistrements de conversations téléphoniques avec ses alliés, que le véritable objectif de la destitution est d’arrêter l’  « opération Lava Jato », car la présidente Dilma refusait de protéger les parlementaires impliqués. A cause de cela, entre autres, ils se sont mis d’accord pour appuyer Michel Temer et ses plans de coup d’Etat.

Avec la crise économique et politique, le gouvernement de la présidente Dilma a diminué les contrats publicitaires avec les grandes entreprises de communication , comme Globo et l’Editeur Abril. Leurs propriétaires, mécontents, se sont mis à promouvoir les manifestations contre le gouvernement et pour la destitution de la Cheffe d’Etat.

Le fait est que la destitution, sans base légale, s’apparente à un coup d’état, organisé par les politiciens les plus corrompus, les grands moyens de communication et les entreprises anti-patriotes.

LE GOUVERNEMENT ILLEGITIME DE TEMER EST CONTRE LES TRAVAILLEURS ET CONTRE LE BRESIL .

Il a pris une mesure provisoire qui autorise la privatisation d’entreprises d’État dans le secteur électrique, les ports et les aéroports brésiliens.

Il  a préparé une loi qui permet au capital étranger d’acheter intégralement nos entreprises aériennes, ainsi que les terres et les ressources naturelles.

Il favorise le maintien des taux d’intérêt les plus hauts du monde, ce qui va provoquer en 2016 le transfert de 500 milliards de reais du Trésor National vers les banques et les plus riches, qui détiennent des titres de la dette nationale.

Il a autorisé l’augmentation des salaires du Pouvoir Judiciaire, représentant un déficit de 60 milliards dans les comptes publics.

Il a fermé plusieurs ministères qui se préoccupaient des intérêts de la population la plus pauvre, comme le Ministère du Développement Agraire et le Secrétariat des Droits humains.

Il a rédigé un projet de loi qui retire l’obligation de participation de 30% de l’entreprise Petrobras dans les champs du pré-sal. C’est-à-dire que 30% des hydrocarbures trouvés au Brésil reviennent obligatoirement à Petrobras.

Il a annoncé un projet de loi, contraire à la Constitution, qui en terminerait avec les dépenses publiques obligatoires dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Il a annoncé qu’il va modifier le système de protection sociale, en augmentant l’âge minimum de départ à la retraite et obligeant les femmes à avoir le même temps de travail que les hommes pour prétendre à la retraite. Il veut aussi supprimer l’indexation du montant minimum de la retraite, qui bénéficie aux plus pauvres, sur l’augmentation annuelle du salaire minimum.

Il a réduit les budgets pour le programme de logements populaires « Ma Maison, Ma Vie », qui prévoyait la construction de 700 000 maisons juste pour 2016. Probablement, cette année, nous n’arriverons pas à 30 000  maisons construites dans tout le pays.

LE GOUVERNEMENT TEMER EST ANTIDEMOCRATIQUE

Il a constitué un gouvernement composé uniquement d’hommes, riches, blancs et plutôt “ de la vieille politique”.

Dans ce gouvernement, il y a déjà trois ministres qui ont dû démissionner à cause de dénonciations pour corruption et divers autres sont impliqués dans des procès.

En politique extérieure, il a donné des signes clairs d’un réalignement sur les intérêts du gouvernement des États-Unis. Il dit qu’il va sortir du Mercosur (Marché commun du Sud) et de l’Unasul (Union des Nations sud-américaines), et aussi abandonner les liens historiques avec l’Afrique. Il ne cache pas qu’il sera soumis aux pays les plus riches et à leur intérêts.

Il a nommé un général pour le Cabinet de Sécurité institutionnelle, en réactivant l’Agence Brésilienne d’Intelligence (Abin) contre les mobilisations sociales et les mouvements populaires.

C’EST LE PEUPLE BRESILIEN QUI PAIE LA FACTURE DU COUP D’ETAT

La crise économique est de plus en plus importante, augmentant les sacrifices pour les travailleurs, provoquant le chômage et la diminution des salaires.

Le Coup d’État a paralysé des entreprises stratégiquement importantes pour le pays, dans les secteurs de la construction civile, de l’industrie navale et de la défense nationale. Il a aussi affecté les compagnies qui dépendent du marché interne et de l’augmentation des revenus de la population.

L’entreprise Petrobras est secouée par la démission de milliers de travailleurs et la vente des actifs. Peut-être veulent-ils créer les conditions pour la rendre inefficace et justifier sa privatisation ?

La violence policière contre les plus pauvres et les mouvements populaires qui défendent les droits des travailleurs a augmenté.

CE QUE NOUS EXIGEONS

Que la présidente Dilma Roussef soit déclarée innocente par le Sénat, refermant ainsi la farce du coup d’État, respectant ainsi les 54 millions de brésiliens qui l’ont élue en 2014.

L’engagement de la Présidente Dilma sur un nouveau programme de gouvernement, qui affronte la crise, avec des politiques publiques en faveur des travailleurs.

Respect de tous les droits du travail et sociaux, conquis et consacrés par la Constitution brésilienne.

Sanction à tous les corrompus, quelque soit leur parti, que ce ne soit pas seulement les dirigeants du PT qui soient sanctionnés, mais aussi ceux de tous les autres partis.

Engagement de réaliser une profonde réforme politique, qui garantisse au peuple le droit d’élire ses vrais représentants, avec une mise en œuvre pour les élections de 2018.

Engagement d’une nouvelle loi pour les moyens de communication, qui rompe avec le monopole de  Rede Globo et des autres entreprises familiales, en démocratisant la production d’information et de culture.

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MANIFESTE DE SOUTIEN AU VENEZUELA DEPUIS LES AMÉRIQUES POUR LE MONDE
1 décembre 2015, 4:49
Filed under: Appel à mobilisation, Formation, Solidarité internationale
Mouvements sociaux latino-américains soutenant la révolution bolivarienne, Caracas, 27 novembre 2015

Mouvements sociaux latino-américains soutenant la révolution bolivarienne, Caracas, 27 novembre 2015

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(De droite à gauche:) l’écrivain Fernando Morais, la Coordinatrice du Secrétariat des Mouvements Sociaux de l’ALBA Paola Estrada et Joao Pedro Stedile, Coordinateur national du Mouvement des Sans Terre (Brésil) / Via Campesina, présentent le manifeste et ses signataires en conférence de presse à Sao Paulo, le 3 décembre 2015.

Ces quinze dernières années, le Venezuela a effectué près d’une vingtaine de scrutins, élections ou référendums. Aucun d’entre eux n’a été contesté. Au contraire, ils ont permis l’élection d’opposants notoires au processus bolivarien ou le rejet d’amendements constitutionnels. Le gouvernement n’a jamais contesté les résultats, même quand ils lui étaient défavorables. “Excès de démocratie” pour l’ex-président brésilien Lula da Silva.

Le Venezuela a un système électoral efficace, sûr et reconnu internationalement.  Il comprend des machines de vote électroniques, l’identification du votant par encrage indélébile du doigt et l’impression sur papier des preuves de vote – ce qui permet la surveillance et l’imputation des résultats à posteriori, dans toutes les zones électorales du pays. Selon Jimmy Carter dont la fondation a mené 92 observations électorales dans le monde, le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde.

Pour les législatives du 6 décembre 2015, le Centre National Electoral (www.cne.gob.ve)  a invité les observateurs de l’UNASUR, organisation qui regroupe les douze pays d’Amérique du Sud et qui est déjà sur place, leConseil des Experts électoraux de l’Amérique Latine, et entre autres observateurs internationaux, l’ex-Président du Panama Martin Torrijos, l’ex-candidat présidentiel de Colombie Horacio Zerpa ou l’ex-premier ministre espagnol Rodriguez Zapatero.

Comme tout autre pays, le Venezuela affronte des difficultés qu’il tente de résoudre en protégeant les intérêts de sa population. Le peuple vénézuélien, les médias et toutes les formes d’organisation sociale participent activement à la vie politique avec une ample liberté. Les télés privées (80 % d’audience), la presse écrite et les radios qui critiquent à des degrés divers les politiques du gouvernement bolivarien, dominent la scène politique.

C’est pourquoi nous, intellectuels et mouvements populaires des Amériques, manifestons publiquement :

– Notre soutien au processus de consultation démocratique en cours dans le pays.

– Notre appui à la révolution bolivarienne qui cherche à améliorer les conditions de vie du peuple.

– Notre rejet de toute tentative d’ingérence de la part de pouvoirs politiques et économiques externes pour influencer le processus électoral.

– Notre rejet d’actes de violence visant à empêcher ou à perturber le déroulement des élections.

Le peuple vénézuélien sait bien qui sont ses ennemis et qui sont ses alliés.

Nous sommes ses alliés.

Depuis les Amériques, 30 novembre 2015.

Signataires au 3 décembre:

  1. ​Leonardo Koury Martins, Escritor, BRASIL
  2. Abdiel Bethancourt, Coordinador Nacional de FRENADESO, PANAMÁ
  3. Adriano Esteves, militante do MTC (Movimento dos trabalhadores do campo), Alagoas, BRASIL
  4. Alain Harrison, citoyen, Québec, CANADA
  5. Alba Estela Maldonado,  exdiputada, GUATEMALA
  6. Alberto Arroyo Picard, activista e investigador en la UAM, MÉXICO
  7. Alcides García, periodista y educador popular, CUBA
  8. Aleida Guevarra,  medica , internacionalista, CUBA
  9. Alejandra Guzzo (Cine Insurgente DOCA), ARGENTINA
  10. Alejandro Andreassi Cieri;Profesor ,Universitat Autònoma de Barcelona, CATALUNYA
  11. Alfonso Ossandón Antiquera, Comunicador, artista dj, Presentador de tv, VENEZUELA
  12. Alípio Freire, jornalista, escritor, artista plástico e cineaste, BRASIL
  13. Ana Alice Teixeira Pereira – médica, diretora do CEPPES, Rio de Janeiro, BRASIL
  14. Ana Cauwel, militante internacionalista, FRANCIA
  15. Ana Cofiño, de GUATEMALA
  16. Ana Silvia Monzón, Socióloga, GUATEMALA​
  17. Ana María Chacón, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  18. André Bouthillier, activista, Québec, CANADA
  19. André Pereira R. Tokarski – Secretário de Movimentos Sociais e de Juventude do PCdoB, BRASIL
  20. Andrés Gil, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  21. Ângela Portela, senadora pelo PT – RR, BRASIL
  22. Anita Prestes, escritora e professora universitária, Rio de janeiro, BRASIL
  23. Anivaldo Padilha, lider ecumênico e militante dos Direitos Humanos, BRASIL
  24. Antonio Lisboa – Secretaria de Relações Internacionais da Central Única dos Trabalhadores (CUT) – BRASIL
  25. Ariovaldo Ramos, pastor evangélico, Visão Mundial, BRASIL
  26. Arthur Poerner, escritor e jornalista, BRASIL
  27. Associação dos Servidores da Universidade Federal do Rio Grande Sul (ASSUFRGS) BRASIL
  28. Association Cuba Si Provence,FRANCE
  29. Aurelio Fernandes – Professor e membro do Centro Ruy Mauro Marini, BRASIL
  30. Awa Thiam, FRANCE
  31. Baltazar Zapeta, GUATEMALA
  32. Barricada TV, canal alternativo popular y comunitario de CABA, Buenos Aires, ARGENTINA
  33. Beatriz Bissio, Professora universitária, BRASIL
  34. Beatriz Santiago, vocera de Circulo Bolivariano Louis Riel, Toronto, Canada
  35. Benedito Ferraro – Professor Universitário – Campinas-São Paulo- BRASIL
  36. Bernadete Esperança Monteiro, Marcha Mundial das Mulheres/Consulta Popular, BRASIL
  37. Bettina Muller – Bettina, miembro de ATTAC – ARGENTINA
  38. Boaventura Monjane, activista social, periodista y estudiante doctoral – MOZAMBIQUE
  39. Bruno Elias, Secretário Nacional de Movimentos Popularesdo PT, BRASIL
  40. Fabián Alvarado, Presidente Red Ecológica de CHILE
  41. Caique Botkay, trabalhador em projetos sociais, teatro, música, educação, BRASIL
  42. Camille Chalmers, PAPDA (Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif), HAITI
  43. Carina Lopez Monja, referente del Frente Popular Dario Santillan, periodista y comunicadora popular, ARGENTINA
  44. Carina Vitral – presidenta da UNE (União Nacional dos Estudantes), BRASIL
  45. Carla Lopez, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  46. Carles Muntaner, Toronto, CANADA
  47. Carlos A Torres
  48. Carlos Aznárez, periodista, ARGENTINA
  49. Carlos Barrientos Aragón, Secretario Ejecutivo, Comité de Unidad Campesina -CUC-, GUATEMALA
  50. CARLOS BORGNA, RED DE COMUNICADORES DEL MERCOSUR. ARGENTINA
  51. Carlos Lozano, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  52. Carlos Ruiz,  historiador, academico, Mapu Santiago, CHILE
  53. Carlos Sanchez, dirigente  Sindicato Nacional de Trabajadores Luis Gauthier, CHILE
  54. Carmen Sosa. Comsion Nacional en Defensa del Agua y la Vida, URUGUAY
  55. Carmen Urrutia, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  56. Carole Radureau, Militante des droits humains, Magnanville, France
  57. Célia Regina Vendramini, professora na Universidade Federal de Santa Catarina, BRASIL
  58. Central dos Trabalhadores e Trabalhadoras (CTB), BRASIL.
  59. Cesar Cavalcanti – Diretor/Produtor Cinematográfico, BRASIL
  60. Charles et Marie Paule Séité. FRANCE
  61. Chiapim, militante dos movimentos populares, BRASIL
  62. Chico Alencar, deputado federal pelo PSOL – RJ, BRASIL
  63. Cientista Político, CHILE
  64. Claude Baesens,Professeur à l’Université de Warwick, Royaume Uni, REINO UNIDO
  65. Claudia Korol, jornalista e educadora popular, feminista. ARGENTINA
  66. Cláudio Kahns, cineasta, São Paulo, BRASIL
  67. Claudio Katz, economista, UBA, CONICET, ARGENTINA
  68. Claudio Machado, Nucleo do Barão de Itararé ES, BRASIL
  69. CLOC-Via Campesina, PARAGUAY
  70. Comité Digna Ochoa, MEXICO
  71. Congreso de los Pueblos, CHILE
  72. Cristián Garcias encargado relaciones internacionales Izquierda Libertaria, CHILE
  73. Daniel Pascual, Coordinador General,  Comité de Unidad Campesina -CUC-, GUATEMALA
  74. Daniel Veltin, Responsable associative, FRANCE
  75. Daniela Carvacho, secretaria politica Unión Nacional Estudiantil UNE. CHILE.
  76. David Flórez, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  77. David Raby, profesor universitario y concejal municipal, INGLATERRA
  78. Deise Mancebo, Professora Titular da UERJ, BRASIL
  79. Delarue, CGT, PCF Front de Gauche, FRANCE
  80. Diego Molinas, Docente Argentino, Agrupacion “La cinco de Noviembre”, ARGENTINA
  81. Dom Flávio Irala, Bispo da Igreja Episcopal Anglicana do BRASIL
  82. Dominique F. Dionisi, FRANCE
  83. Doris Balladares, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  84. Doris Gonzalez, dirigente Movimientos de pobladores Ukamau, CHILE
  85. Doris Ojeda, Colectivo  Ayllupuka, antropologa Universidad de CHILE
  86. Edmilson Rodrigues, deputado federal pelo PSOL – PA, BRASIL
  87. Eduardo León Navarro – militante de Congreso de los Pueblos – Colombia
  88. Eliana Rolemberg, militante ecumênica,  Salvador- Bahia, BRASIL
  89. ELIETTE PERNOT, FRANCE
  90. Eric Fernández,  Dirección Nacional de FRENADESO. PANAMÁ
  91. Eric Nepomuceno, escritor, Rio de Janeiro, BRASIL
  92. Erika San Martín, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  93. Ermelindo Tadeu Giglio – antropólogo, FRANCE
  94. Esperanza Ruiseñor, Colombia Britanica, CANADA
  95. Esteban Silva,Presidente Movimiento del Socialismo Allendista de CHILE
  96. Fabio Grobart Profesor Universidad de La Habana, CUBA
  97. Felipe Gajardo Briones, Izquierda libertaria, CHILE
  98. Fermín Isaac Rodrigo Lázaro
  99. Fernanda Tardin, CALLES – Casa America Latina Liberdade e Solidariedade, BRASIL
  100. Fernando Arellano Ortiz, periodista, COLOMBIA.
  101. Fernando Cardozo – Director de Relaciones internacionales CTA Autónoma. C.A.B.A. ARGENTINA
  102. Fernando Morais, escritor, São Paulo, BRASIL
  103. Fernando R. Momo, investigador científico, Universidad Nacional de General Sarmiento, ARGENTINA
  104. Fernando Vicente Prieto, periodista, ARGENTINA
  105. Flávio Jorge, Executiva da CONEN – Coordenação Nacional de Entidades Negras, BRASIL
  106. Francisca Fernandez, Colectivo Quillahuaira, antropologa Universidad de CHILE
  107. Fray Raúl Vera López, obispo de Saltillo, MÉXICO
  108. Frente Nacional por la Defensa de los Derechos Económicos y Sociales de Panamá – FRENADESO, PANAMÁ
  109. Fundación Caminos Verdes Venezuela, VENEZUELA
  110. Gabriel Alves – diretor de movimentos sociais da UNE, JSOL – Juventude Socialismo e Liberdade. BRASIL
  111. Gaudencio Frigotto, professor universitário, Rio de janeiro, BRASIL
  112. Geraldina Colotti, periodista de “il manifesto” y directora de Le Monde diplomatique italiano, ITALIA
  113. German Bedoya,Coordinador Nacional Agrario de COLOMBIA
  114. Geter Borges de Sousa, EPJ – Evangélicos pela Justiça;Igrejas Batista, Brasilia, BRASIL
  115. Gilberto López y Rivas, antropólogo, Red de Intelectuales en Defensa de la Humanidad- MÉXICO
  116. Giovanni Olivares
  117. Glauber Braga, deputado federal pelo PSOL – RJ, BRASIL
  118. Gloria Ramirez, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  119. Gloria Verges, présidente de FAL33 (FRANCE AMERIQUE LATINE 33), FRANCE
  120. Gran Polo Patriótico, CHILE
  121. Gregorio Chay Laynez, Secretario general del Partido Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca -URNG- de GUATEMALA
  122. Grupo de filhos e netos por memória verdade e justiça, Rio de Janeiro, BRASIL
  123. Guillermo Caviasca, historiador UBA, ARGENTINA
  124. Guillermo Orrego Pacheco, wauqi prensa popular –PERÚ
  125. Günter Adolf Wolff,  pastor  Luterano- Santa Catarina, BRASIL
  126. Héctor Pesquera – Copresidente MINH-PR, Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  127. Henri Vacher, militant communiste et syndical, Brive , FRANCE
  128. Horacio Martins de Carvalho, pesquisador agrário- Parana, BRASIL
  129. Hugo Lenzi – Sociólogo, Fotógrafo, BRASIL
  130. Humberto Costa, senador pelo PT – PE, BRASIL
  131. Ignacio Ramonet, escritor, ESPAÑA
  132. Igor Fuser, professor, Universidade Federal do ABC – BRASIL
  133. Ilka Oliva Corado, poeta y escritora guatemalteca residente en ESTADOS UNIDOS
  134. Intersindical – Central da Classe Trabalhadora, BRASIL
  135. Iole Ilíada – Vice-presidenta da Fundação Perseu Abramo – BRASIL
  136. Irene Leon, sociologa, ECUADOR
  137. Ismael César – Diretor da CUT Nacional (Central Única dos Trabalhadores), BRASIL
  138. Ismael Denis Martins, ciudadano, BÉLGICA
  139. Ivan Carlos Dias Júnior, professor de história, São Paulo, BRASIL
  140. Ivan Pinheiro – Secretário Geral do Partido Comunista Brasileiro (PCB), BRASIL
  141. Ivan Valente, deputado federal pelo PSOL – SP, BRASIL
  142. Jacqueline LAVY, Ciudadana, FRANCIA
  143. James Petras, sociologo, Nueva  York, EUA
  144. Javier Calderón Castillo , Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  145. Javier Orihuela Garcia, presidente del movimiento ciudadano en defensa  del medio ambiente de morelos a.c., MEXICO
  146. Javier Pineda, dirigente Unión Clasista de Trabajadores UCT, CHILE
  147. Jazmín Grajales Comunicadora Popular Periódico Periferia y militante del Congreso de los Pueblos, COLOMBIA
  148. Jean-Yves Rioux, Quebec, CANADA.
  149. João Daniel, deputado federal pelo PT – SE, BRASIL
  150. Joao Pedro Stédile- MST- Via campesina, BRASIL
  151. Joel Arcanjo Pinto, Suplente da Diretoria Colegiada da Fentect (Federação Nacional dos Trabalhadores Ecetistas ), Coordenação da Vertente Sindical Petista. BRASIL
  152. Joel Suarez, coordinador del CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  153. Jonathan Gordon por la Dirigencia del Frente Estudiantil Revolucionario FER-29. PANAMÁ
  154. Jorge Arancibia, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  155. Jorge Bastías, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  156. Jorge Beinstein (economista, MCB), ARGENTINA
  157. Jorge Francisco Macías Frias, comunista, historiador, miembro del Colectivo Mahuel Galich, GUATEMALA
  158. Jorge Moraga, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  159. José Chic, miembro Comité Campesino del Altiplano-CCDA, GUATEMALA
  160. José Claudinei Lombardi – Prof FE Unicamp – Coordenador Executivo do Grupo de Pesquisa HISTEDBR, BRASIL
  161. José Claudinei Lombardi – Prof FE Unicamp, BRASIL
  162. José Fernández, Periodista, ARGENTINA
  163. José H. Mendoza, Secretario General de la Unión Indígena Campesina (UIC) PANAMÁ
  164. José H. Mendoza, Secretario General de la Unión Indígena Campesina (UIC), PANAMÁ
  165. José Reinaldo Carvalho, jornalista e escritor; diretor do Centro Brasileiro de Solidariedade aos Povos e Luta pela Paz (Cebrapaz). BRASIL
  166. José Seoane, GEAL – Grupo de Estudios sobre América Latina y el Caribe
  167. Journey Pereira dos Santos, escritor e membro do Levante Popular da Juventude, Bahia, BRASIL.
  168. Juan Rojas Vargas, Puno – PERÚ
  169. Jubileu Sul – BRASIL
  170. Julia Margarita Trujillo, Asociación de Trabajadores del Campo (ATC), Nicaragua.
  171. Julian Bokser, Profesor UBA y Militante de la Confluencia Movimiento Popular La Dignidad/Movimiento Tupaj Katari, ARGENTINA
  172. Julie Devès, Rédactrice presse citoyenne et libre, FRANCE
  173. Julio Muriente – Copresidente MINH-PR, Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  174. Karina Fernandes de Oliveira. Mestranda, USP, BRASIL
  175. Katu Arkonada, Red de Intelectuales en Defensa de la Humanidad, PAÍS VASCO
  176. Leonardo Severo, jornalista e escritor, BRASIL
  177. Léone Mayero, France-URUGUAY
  178. Leonel Brizola Neto Vereador, PSOL, Rio de Janeiro, BRASIL
  179. Leonel Gonzales, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  180. Leopoldo Nunes, cineasta, Rio de janeiro, BRASIL
  181. Lérida Povoleri, Professora de Economia UFF- Niteroi, BRASIL
  182. Levante Popular da Juventude, BRASIL
  183. Lídice da Mata, senadora pelo PSB – BA, BRASIL
  184. Lin Valenzuela Méndez, integrante del movimiento de mujeres y feminista, Historiadora, Presidenta Fundación Guillermo Toriello FGT, GUATEMALA
  185. Lindbergh Farias, senador pelo PT – RJ, BRASIL
  186. Lino Walter Torres Humpire, miembro de la CPS (Cordinadora politico social del Peru), PERU
  187. Llanisca Lugo, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  188. Lucas Rubinich (Sociologo UBA), ARGENTINA
  189. Lucas Villasenin – periodista – militante de Patria Grande – ARGENTINA
  190. Lucia Rincon, Coordenadora Nacional da UBM (União Brasileira de Mulheres), BRASIL
  191. Luis Cruz Alvarez – Militante Social – Pará / BRASIL
  192. Luis Méndez, Instituto Ecuménico de Servicio a la Comunidad, INEHSCO, HONDURAS
  193. Luiz Alberto de Vianna Moniz Bandeira, professor, BRASIL
  194. Luiz Araújo – Presidente Nacional do PSOL e Professor da UNB, BRASIL
  195. Luiz Carlos Gabas – Reverendo  da Igreja Episcopal Anglicana do Brasil – Cascavel / PR
  196. Luiz Fernando Lobo – diretor artístico, BRASIL
  197. Luiz Ragon, Rio de Janeiro- BRASIL.
  198. Cecília Figueira de Mello, Editora Revista Caros Amigos, BRASIL
  199. Magdiel Sanchez, militante social, MEXICO
  200. Mangwele Moëba, Bègles, FRANCE
  201. Manuel Bertoldi, Dirigente de “Pátria Grande”, ARGENTINA
  202. Manuel Cabieses, periodista. CHILE
  203. Manuel Luna, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  204. Marcelo langieri (Sociologo UBA), ARGENTINA
  205. Marco Riquelme  Coordinador Nacional MPMR, CHILE
  206. Marcon, deputado federal pelo PT – RS, BRASIL
  207. Marcos Barros, pastor evangélico, BRASIL
  208. Maria Elena Meza, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  209. Maria Luisa Pizzi, Misión Nueva Pompeya, Chaco, ARGENTINA
  210. MARIA LUIZA FRANCO BUSSE- JORNALISTA, BRASIL
  211. Maria Páez Victor, vocera de Circulo Bolivariano Louis Riel, Toronto, CANADA
  212. Maria Pau Tryner,Psicóloga y Antropóloga. Teóloga de la Liberación. Feminista, Barcelona. CATALUNYA.
  213. Maria Teresa Calderas, Fundacion Guillermo Toriello (FGT), GUATEMALA
  214. María Velásquez, Maya kiche, GUATEMALA
  215. Mariana Toscana, comunicadora y directora escuela obrera campesina, Asociación de Trabajadores del Campo (ATC), Nicaragua.
  216. Marie Louise BENOIT, MILITANTE POLITIQUE en FRANCE
  217. Marluzio Dantas , Associação Jose Martí, BRASIL
  218. Marly Cuesta – Pres.Associação de Mulheres e Ponto de Cultura “Vitória-Régia”- educação popular,cultura,meio ambiente,direitos humanos e voluntariado -Porto Alegre,RS, BRASIL
  219. Marta Harnecker, escritora chilena, CHILE
  220. Max Altman, jornalista, militante do PT, São Paulo, BRASIL
  221. Maximiliano Nardelli, Biólogo y educador popular, Luján, ARGENTINA
  222. Mayra Godoy, Presidenta Asociación Somos Muchas, GUATEMALA
  223. Michael Lebowitz, profesor emeritus canadiense, CANADA
  224. MICHEL ESSERTAIZE PROFESSEUR, QUÉBEC, CANADA
  225. Michel Maillet , médecin , FRANCE
  226. Michèle Fraize, Bourge, FRANCE
  227. Mónica Bruckmann, socióloga peruana, BRASIL.
  228. Moraima Rincón, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  229. Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH) de PUERTO RICO.
  230. Movimiento patriótico manuel rodríguez, CHILE
  231. Mtandao wa Vikundi vya Wakulima Tanzania (MVIWATA) – TANZANIA
  232. Nalu Faria, Marcha Mundial das Mulheres, BRASIL
  233. Nancy Espasandin.- Comisión Nacional en defensa del Agua y la Vida.URUGUAY
  234. Natália Lima de Araújo, estudante de Relações Internacionais da USP e militante do Levante Popular da Juventude, BRASIL
  235. Natalia Vinelli (Periodista, Barricada TV), ARGENTINA
  236. Natalia Vinelli, periodista, ARGENTINA
  237. Olavo Pereira de Queiroz, Associação Cultural José Martí do Estado do Rio Grande do Norte – Casa de Amizade Brasil / Cuba. BRASIL.
  238. Olesa de Montserrat, Barcelona, CATALUNYA.
  239. Olivio de Oliveira Dutra, ex-governador do Estado do Rio Grande do Sul(1999/2002), BRASIL
  240. Ordóñez María de los Ángeles, Mov. Popular Patria Grande, Córdoba- ARGENTINA
  241. Organización de Solidaridad de los Pueblos de África, Asia y América Latina (OSPAAAL), CUBA
  242. Oscar Simon, Profesor, Miembro de la CUP;Barcelona. CATALUNYA.
  243. Osmar Prado, Ator, BRASIL
  244. Osvaldo León, comunicólogo, ECUADOR
  245. Owana Madera, directora Casa Bolívar, CHILE
  246. Pablo Miranda, Coordinador de la Unión Campesina Panameña (UCP) PANAMÁ
  247. Paola Estrada, da secretaria operativa dos movimentos populares da ALBA, BRASIL
  248. Pastor Dr. Arturo Blatezky – Coordinador Nacional del Movimiento Ecuménico por los Derechos Humanos de la ARGENTINA
  249. Patrice Bonazzi, FRANCE
  250. Patricia Ariza, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  251. Patricio Madera, artista plastico, muralista, Colectivo BRP,CHILE
  252. Paul Nicholson, via campesina, PAIS BASCO
  253. Paulo Kageyama. Professor Titular. ESALQ – USP, Universidade de São Paulo, BRASIL
  254. Paulo Pimenta, deputado federal pelo PT-RS e presidente da comissão de direitos humanos da câmara dos deputados BRASIL
  255. Paulo Ramos , Deputado Estadual – PSOL/RJ – BRASIL
  256. Paulo Rocha, senador pelo PT – PA, BRASIL
  257. Piedad Córdoba, Movimiento Político y Social marcha Patriótica, COLOMBIA
  258. Pierre BILLON, médecin généraliste, Le Teil, FRANCE
  259. Pierrette Pasquini, Bagnols sur Cèze( Gard),FRANCE
  260. Pilar Ramos Quintero – Congreso de los pueblos Colombia
  261. Rafael Tramm, Presidente da União Cultural pela Amizade dos Povos, BRASIL
  262. Raimundo Bonfim – Central de Movimentos Populares-CMP, BRASIL
  263. Ramon Franquesa; Profesor Universitat de Barcelona,
  264. Raul Blanchet, secretario general Comités Comunistas, CHILE
  265. Raul Burbano – Latinamerica and Caribbean Solidarity Network – CANADA
  266. Raul Suarez, Pastor Bautista, Diputado en la Asamblea Nacional popular de CUBA
  267. Raymundo de Oliveira engenheiro e professor, BRASIL
  268. Rémi Durieux, FRANCE
  269. Renato Simões,militante do PT (Partido dos Trabalhadores) – BRASIL
  270. Ricardo Bocanegra, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  271. Ricardo Gebrim, dirigente da consulta popular e do sindicato dos advogados de São Paulo, BRASIL
  272. Ricardo Jimenez A. Sociólogo chileno residente en PERÚ
  273. Roberto Amaral, jornalista, professor e político brasileiro. BRASIL
  274. Roberto Muñoz Albuerno, Casa Bolívar, Santiago de CHILE.
  275. Roberto Ponciano – CUT (Central única dos Trabalhadores) RJ – BRASIL
  276. Roberto Requião, senador pelo PMDB – PR, BRASIL
  277. Roberto Stirling  dirigente Partido Igualdad, CHILE
  278. Rodrigo Castelo, professor universitário, BRASIL
  279. Romário Rosetto – dirigente do Movimento dos Pequenos Agricultores (MPA) – BRASIL
  280. Ronaldo Ortíz, Coordinación de FRENADESO Sector Indígena, Panamá
  281. ROSA CAÑADELL PASCUAL – militante de sindicato de maestros- USTEC·STEs- CATALUNYA
  282. Sally Burch, periodista, GRAN BRETAÑA
  283. SALVADOR LOPEZ ARNAL;Profesor de la UNED;Barcelona, CATALUNYA.
  284. Sandra  Barsotti, atriz, educadora e militante do PT, Rio de Janeiro, BRASIL
  285. Sandra Morán, Diputada, GUATEMALA
  286. Santiago Escobar, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  287. Santiago Mayor, editor general y periodista de Notas – Periodismo Popular, ARGENTINA
  288. Santos Reyes Toj, Comunidad 29 de Diciembre,GUATEMALA
  289. Sayonara Tamayo, CMLK (Centro Memorial Martin Luther King) CUBA
  290. Sergio Muniz /documentalista / BRASIL
  291. Servais Alphonsine, KOMITE DRAPO, GUIANA FRANCESA
  292. Sfia Bouarfa, Députée Honoraire, Ancienne Sénatrice, FRANCE
  293. Silvana Maria Gritti, professora, BRASIL
  294. Silvia Sólorzano, Secretaría Asuntos Políticos de las Mujeres del partido URNG- MAIZ , GUATEMALA
  295. Simona  V. Yagenova, ​Investigadora docente, FLACSO, GUATEMALA
  296. Sindicatos dos Bancários de Santos e Região, BRASIL
  297. Socorro Gomes Cebrapaz, BRASIL
  298. Soledad Oliva, Frente de Defensa de los Pueblos Hugo Chavez, Toronto, CANADA
  299. Sonia Coelho, Marcha Mundial das Mulheres, BRASIL
  300. Stan Smith Chicago ALBA Solidarity Committee, EUA.
  301. SuzanaTaillant, FRANCE
  302. Sylvie Carrasco Marano, FRANCE
  303. Tânia Mandarino, Advogada e Militante do PT. Curitiba, Paraná, BRASIL
  304. Tarik Lama, Jóvenes por Palestina, CHILE
  305. Telma Araújo, professora aposentada, militante do Movimento de Solidariedade a Cuba, BRASIL
  306. Telmario Mota, senador pelo PDT – RR, BRASIL
  307. Teófila Zambrano, Coordinadora Comisión de Mujeres de la CLOC-Vía Campesina – PANAMÁ.
  308. Teófila Zambrano, Coordinadora Comisión de Mujeres de la CLOC-Vía Campesina – PANAMÁ.
  309. Thiago Pará – dirigente do Levante Popular da Juventude e Secretário Geral da União Nacional dos Estudante (UNE) – BRASIL
  310. Thierry Deronne, docente universitário, Escuela Popular y Latinoamericana de Cine y TV, VENEZUELA
  311. Thomas de Toledo, professor de Relações Internacionais, Secretário Geral do CEBRAPAZ, BRASIL
  312. Thomas John Laiser, Lobbying and Advocacy Officer, Mtandao wa Vikundi vya Wakulima Tanzania-MVIWATA, (Network of Small-Scale Farmers’ Groups in Tanzania). TANZANIA
  313. Tuca Moraes, atriz e produtora cultural, Rio de Janeiro, BRASIL
  314. Valmir Assunção, deputado federal pelo PT – BA, BRASIL
  315. Valter Pomar, professor universitário e militante do PT, São Paulo, BRASIL
  316. Valter Xeu – jornalista, diretor e editor do portal Pátria  Latina, BRASIL
  317. Vanessa Grazziontin, senadora pelo PCdoB – AM, BRASIL
  318. Vanessa Martina Silva, jornalista, São Paulo, BRASIL
  319. Vania Barbosa, BRASIL
  320. Vânia Barbosa, periodista popular y servidora pública jubilada del Río Grande del Sur – BRASIL
  321. Vicent Maurí;Portavoz Intersidical Valenciana-  VALENCIA
  322. Vilma Soto Bermúdez – Dirección Nacional Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  323. Virginia Fontes, Historiadora,  UERJ e Fiocruz, Rio de janeiro, BRASIL
  324. Viviana Abud, secretaria general SITECO ( sindicato de Trabajadores  contratista del cobre), CHILE
  325. Wadih Damous, deputado federal pelo PT – RJ, BRASIL
  326. Wagner Hosokawa – militante da esquerda do PT,Professor UNG (Guarulhos), BRASIL
  327. Wilma Reverón – Copresidenta MINH-PR, Movimiento Independentista Nacional Hostosiano (MINH), PUERTO RICO
  328. Zola Xavier da Silveira  –  JORNALISTA, BRASIL
  329. Ababacar Fall- Barros, Dakar (Sénégal)

 

Contact: secretaria@albamovimientos.org.br

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