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Le Venezuela et le MST luttent contre les transnationales en produisant des semences autochtones

Solidarité avec le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre:

UPSA "Los caquetíos"

L’initiative a pris corps ce samedi 15 mai avec le semis par les organisations communales et paysannes de deux premiers hectares de mais, dans l’unité de Production Sociale Agricole (Upsa) « Los Caquetíos », située sur l’ancienne route Barquisimeto-Yaritagua  (État de Lara, centre occidental du pays). La variété de maïs “Guanape” permet de produire entre 6 et 7 tonnes de semences par hectare. Le plan comprend d’autres semences de légumes comme la tomate, l’oignon, le piment rouge et le persil produits par l’Institut National de Recherches Agricoles (Inia) et concerne dans une première phase, la mise en culture de 38 hectares de semences agro-écologiques, pour être étendu à la région orientale du pays et dans les états d’Aragua et de Carobobo.

afiche_semillaaaaaCette avancée est le fruit d’un accord de coopération entre le Mouvement des Travailleurs Ruraux sans Terre du Brésil, représenté par Celia Rodrigues et Messilene Gorete, coordinatrices de la Brigade Internationaliste Apolônio de Carvalho, le Ministère vénézuélien de l’Agriculture et des Terres dont l’actuel titulaire est José Luis Berroterán, et la FAO (Nations Unies).

« Ce projet est basé sur l’usage de nos semences autochtones, sélectionnées par les producteurs. Il y a une avancée technologique qui va nous permettre de progresser de manière soutenable et sûre : les semences de légumes seront disponible en 70 jours et la semence de maïs en 140 jours. Sans production de semences dans l’agriculture nous continuerons à dépendre des transnationales et nous ne pourrions atteindre la souveraineté alimentaire” a déclaré le ministre Berroteran.

Lancement du plan de production des semences autochtones, UPSA "Los caquetíos", 15 mai 2015

CFTLqH1UkAAfusyCFKqgFbWAAAOX72CFTIg4KW0AI83dFCFTIFLfXIAAYgoICFTIN3qWIAAlJKeCFTLoG0UsAAljI1CFTLt4dVIAEGbmoFAO  (Nations-Unies) : “Nous vivons une nouvelle époque au Venezuela”

https://www.youtube.com/embed/ZKoAMXfhMG0?version=3&rel=1&fs=1&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&wmode=transparent

MarceloResende16A

Présent lors de ce lancement, le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation au Venezuela (FAO), Marcelo Resende, a déclaré : « Je veux, au nom des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, vous féliciter (…) Ici, nous avons un exemple très vivant de la façon dont les paysans, les paysannes, les conseils communaux, les communes, le Gouvernement sont en train de parvenir à la souveraineté et à la sécurité alimentaire. Par conséquent, félicitations à vous tous pour cette initiative ». Resende a réaffirmé la disposition de la FAO à soutenir le Venezuela dans le développement de sa souveraineté alimentaire : « Nous vivons une nouvelle époque, au Venezuela (…) La FAO se joint à ce projet qui est d’une importance fondamentale pour l’agriculture familiale », a-t-il ajouté au sujet du nouveau programme mis en place grâce à un accord entre le Venezuela et le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre du Brésil.

En juin 2013, à Rome, Italie, la FAO avait décerné un prix au Venezuela pour avoir relevé par anticipation le défi proposé par le Sommet Mondial sur l’Alimentation de 1996, et qui était de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans chaque pays avant 2015.

Selon les chiffres de l’Organisation, entre 1990 et 1992, au Venezuela, 13,5% de la population souffrait de la faim alors qu’entre 2007 et 2012, seulement 5% en souffrait encore.

Chaque jour qui passe, la lutte pour la semence continue.

Tandis que le jour se lève sur Montecarmelo (Sanare), les membres de la section locale des Guardianes de Semillas se préparent pour l’assemblée et le travail en commun.

Au même moment à Merida, Lalo boit son café avant de sortir pour prendre soin de la terre et semer des pommes de terre.

Quant à Analia, elle va confier à un laboratoire de Caracas, le soin d’analyser des échantillons de sols et de semences locales. A Carabobo, déambulant dans les couloirs de l’école d’agro-écologie, Magda s’apprête à quantifier la production de la semaine, avant de tenir conseil avec ses compagnons de travail, afin d’améliorer le cursus de formation pour la plantation et l’entretien des semences. Mariana et Alejandro chaussent leurs bottes, avant d’irriguer les différentes aires agro-productives (agriculture urbaine) se situant à Bellas Artes (Caracas).

Viana allaite Simon tout en mettant à jour le blog de la commune, en y ajoutant le projet de loi. Gerardo prend place devant l’ordinateur et envoie un email à ses interlocuteurs : « chers camarades, je vous adresse le projet de loi tel que nous l’avons rédigé en commun, faisant suite à 5 débats, une consultation publique organisée par l’assemblée locale, et des séances de travail avec la commission de l’Assemblée nationale, et les ministères de l’Agriculture et de la Terre ; de l’écosocialisme et de l’Eau. La Loi du Pouvoir Populaire est prête, et la lutte continue ».

Le mouvement Populaire pour la nouvelle Loi sur les Semences regroupe plus de 140 organisations et mouvements sociaux qui se sont donné pour tâche de mettre au point collectivement, une loi nouvelle et révolutionnaire sur les semences. Ce projet de loi, qui va faire l’objet d’une seconde lecture à l’Assemblée Nationale en 2015, s’incrit dans le combat mondial mené contre les organismes génétiquement modifiés (OGM), et toute forme de privatisation de la semence, via les brevets ou les licences d’exclusivité. Etant entendu, que dans cette optique, la semence est un organisme vivant et relève du patrimoine naturel commun. Il s’agit d’un des points-clés de la Loi.

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Des 26 au 29 octobre 2012, s’est tenue la Rencontre internationale des Guardianes de Semillas, à laquelle 300 organisations et institutions sociales se sont associées, démontrant solennellement la participation des organisations du pouvoir citoyen à l’élaboration du projet de Loi sur les Semences, qui parachèvera sur le plan juridique/légal l’engagement historique du Venezuela à être un territoire libre d’OGM. C’est à ce titre, que les unes et les autres ont élaboré collectivement la Déclaration de Montecarmelo.

Quelque temps auparavant, le 28 juin 2013, le premier atelier d’élaboration collective de la Loi sur les semences a vu le jour, dans le but d’apporter ses propres contributions au débat. Le 22 octobre de la même année, c’était au tour des porte-parole des mouvements sociaux de se rencontrer, en présence de la seconde vice-présidente de l’Assemblée Nationale -Blanca Eechout- et du député à l’origine du projet de loi. Ces échanges ont débouché sur cet accord fondamental : bâtir sur le mode d’un débat populaire constituant, les termes de la Loi Nouvelle sur les Semences. Un pari fondé sur l’élaboration collective –et sur le mode participatif- du projet de loi, associant tout à la fois les pouvoirs exécutif, législatif et populaire.ley_semillas

Des discussions animées ont caractérisé les débats organisés autour de diverses tables-rondes et de déjeuners pris en commun. Par ailleurs, la résolution a fait valoir que « les semences dont il est question, excèdent un cadre purement local, autochtone, voire même paysan. Il s’agit plus profondément, de graines d’origine africaine, indigène ». Il a aussi été précisé ce qui suit : « nous ne voulons pas l’obtention de licences d’exclusivité. Nous souhaitons la mise en place d’une forme de protection alternative de nos semences, nous garantissant également un accès libre et gratuit à ces dernières ». Cette initiative collective a pris de l’ampleur, puisqu’elle a vu les débats se poursuivre à Lara, Carabobo, La Azulita, Mérida, Barinas, Anzoategui, avant de rejoindre à nouveau l’Assemblée Nationale. Le mouvement retient son souffle. Le législateur prend le relai. Et au sein des commissions techniques, on attend que le débat constitutionnel se traduise par un projet de loi proprement dit.

Le texte est proposé en première lecture à l’Assemblée Nationale. L’écart entre pouvoir constitué et pouvoir constituant est tangible. Puisque dans ce cas de figure, c’est le premier qui imprime sa marque, l’approche qui en résulte ne paraît pas tout à fait conforme aux attentes du peuple. A la suite de quoi, le processus de débat public (relatif au projet de Loi) qui s’enclenche, débouche sur une proposition de Loi, émanation du Pouvoir Populaire. Le peuple s’approprie la technique législative pour la faire sienne et la maîtriser. C’est le peuple législateur qui s’exprime ici. Celui qui participera à toutes les tables-rondes prévues dans le cadre de la consultation publique. C’est ainsi que le projet de Loi prend corps.

Le travail en commun se déroule dans le cadre d’un comité technique. (Ministères de l’Agriculture et des Terres ; de l’écosocialisme et de l’Eau) et Mouvement Populaire pour une Loi nouvelle sur les Semences. On aboutit à un accord, on discute de concepts. Gerardo s’assoit et rédige un email : « chers camarades, je vous adresse le projet de loi tel que nous l’avons rédigé en commun, faisant suite à 5 débats, une consultation publique organisée par l’assemblée locale, et à des séances de travail avec la commission de l’Assemblée nationale, et les ministères de l’Agriculture et de la Terre ; de l’écosocialisme et de l’Eau. La Loi du Pouvoir Populaire est prête, et la lutte continue ».

Deux ans déjà ont passé. Deux années de discussions, et le mouvement s’empare de la rue, essaimant, recherchant, lisant, se formant. C’est le Peuple Légiférant. Un communiqué est rédigé, qui demande que les dispositions suivantes soient appliquées :

– Reconnaissance du Pouvoir Populaire organisé en différentes instances telles que le Conseil Populaire de Sauvegarde et de Protection de la Semence Locale, Paysanne, Indigène et Afrodescendante, les systèmes participatifs d’assurance qualité, les installations de stockage et de préservation des semences, à l’instar des enseignants populaires et des formes traditionnelles d’organisation citoyenne.

– Application de licences libres aux semences, comme mécanisme de protection juridique/légale des connaissances et innovations relatives aux graines, pouvant faire l’objet de droits de propriété intellectuelle sous la forme de brevets. Dans ce secteur, on les appelle les « droits de l’obtenteur » ou « licences exclusives pour la production et la commercialisation ». Ces licences d’exclusivité favorisent la monopolisation, l’accaparement et l’appropriation des semences. Un état de fait allant à l’encontre de notre Constitution Bolivarienne, qui stipule que « le génome des êtres vivants ne peut être breveté ».

L’application de licences libres aux semences que la nouvelle Loi sur les Semences autorise, permet ainsi de protéger les graines contre toute forme d’appropriation privée, (qui restreint les droits d’améliorer, d’utiliser et de partager librement ces dernières) à travers l’établissement d’un contrat de droits non exclusifs. Autrement dit, l’application de licences libres aux semences garantit le caractère anti-brevet du projet de Loi.

-Interdire et sanctionner la production, l’importation, la commercialisation, la distribution, la propagation et l’usage de graines transgéniques, dont la menace qu’elles font peser sur l’agrobiodiversité, la santé des peuples, et la souveraineté de l’Etat est reconnue.

-Reconnaître et revitaliser les connaissances traditionnelles associées aux semences indigènes, paysannes et afrodescendantes, comme patrimoine des peuples et de la nation.

-Promouvoir la revitalisation des systèmes de production, de distribution, de circulation, d’échange et de consommation des semences indigènes, paysannes et afrodescendantes, reposant sur le principe de co-responsabilité.

Au final, une résolution qui engage l’ensemble du mouvement est mise au point : « nous déclarons l’adoption de cette loi révolutionnaire, dont les termes sont issus des discussions antérieures avec le Pouvoir Populaire. Partie prenante de la lutte anti-impérialiste et en défense de la Patrie ». De plus, cette loi nouvelle sur les semences, « reflète l’héritage que nous a légué le président Chavez. Un héritage présent dans notre Constitution Bolivarienne, qui établit ce qui suit : les êtres vivants, mais aussi les connaissances et innovations émanant des peuples indigènes, ne peuvent être privatisés. Par ailleurs, cette loi se place dans le droit fil d’un Venezuela libre d’OGM, selon les propres termes du Commandant Chavez, auxquels il associait la dénonciation de l’agro-business et des semences transgéniques, véritables menaces pour la souveraineté des peuples, et la santé de l’humanité ».

En définitive, l’on peut désormais s’appuyer sur une Loi nouvelle et révolutionnaire sur les semences, issue d’une proposition du Pouvoir Populaire, en accord avec les pouvoirs exécutif et législatif. En attendant le passage en seconde lecture de la proposition de loi à l’Assemblée Nationale, le temps passe, jour après jour, et le secteur de l’agro-industrie pro-OGM tisse sa toile, tandis que la lutte engagée contre lui continue.

Yrleana Gómez

Yrleana Gómez

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Sources : 

http://www.avn.info.ve/contenido/fao-reconoce-avance-venezuela-materia-seguridad-y-soberanía-alimentaria

La Cultura Nuestra http://laculturanuestra.com/?p=438, Texte: Liliana Buitrago. Photos :  Alejandra Teijido; Colectivo Agujero Negro; Yrleana Gómez

Traduction : Jean-Marc del Percio

Voir aussi : « Au Venezuela, le peuple légifère contre Monsanto », https://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/20/comment-faire-une-loi-au-venezuela/ et « Le Venezuela signe avec les Sans Terre du Brésil un important accord de coopération », https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/10/30/le-venezuela-signe-avec-le-mouvement-des-sans-terre-du-bresil-un-important-accord-de-cooperation/

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UPSA "Los caquetíos" UPSA « Los caquetíos »

L’initiative a pris corps ce samedi 15 mai avec le semis par les organisations communales et paysannes de deux premiers hectares de mais, dans l’unité de Production Sociale Agricole (Upsa) « Los Caquetíos », située sur l’ancienne route Barquisimeto-Yaritagua  (État de Lara, centre occidental du pays). La variété de maïs “Guanape” permet de produire entre 6 et 7 tonnes de semences par hectare. Le plan comprend d’autres semences de légumes comme la tomate, l’oignon, le piment rouge et le persil produits par l’Institut National de Recherches Agricoles (Inia) et concerne dans une première phase, la mise en culture de 38 hectares de semences agro-écologiques, pour être étendu à la région orientale du pays et dans les états d’Aragua et de Carobobo.

afiche_semillaaaaaCette avancée est le fruit d’un accord de coopération entre le Mouvement des Travailleurs Ruraux sans Terre du Brésil, représenté par Celia Rodrigues et Messilene Gorete, coordinatrices…

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Le mouvement des « Sans Terre » alimentera les écoliers de la plus grande ville du Brésil

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Récolte de riz par les producteurs du Mouvement des Sans Terre

Le « Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre » (MST) est un mouvement social qui milite pour que les paysans brésiliens ne disposant pas de terres puissent en cultiver.

Ce mouvement lutte aussi pour une agriculture écologique et une réforme agraire juste et non commerciale.

Récemment, la mise en production de plusieurs grandes propriétés (« latifundios ») récupérées par les Sans Terre a permis la signature d’un accord inédit et sans précédent avec la mairie de Sao Paulo, centre économique du pays, portant sur la livraison de 930 tonnes de riz organique, produit par la coopérative des travailleurs agricoles de la région de Porto Alegre (Cooperativa dos Trabalhadores dos Assentados da Região de Porto Alegre (Cootap).

Ce riz est destiné au réseau public des écoles de Sao Paulo. Le MST fournit donc de la nourriture organique à la plus grande ville du pays et y voit l’embryon d’une nouvelle responsabilisation de l’État en ce qui concerne l’alimentation dans le secteur de l’éducation publique:  les écoles municipales, qui abritent près de 260.000 enfants, recevront des aliments exempts de pesticides, produits dans les coopératives de groupes d’agriculteurs qui luttent pour la réforme agraire dans le pays.

Pour Erika Fisher, du département de l’Alimentation Scolaire de la Mairie (PT, parti de Dilma Roussef) de Sao Paulo, « il est fondamental que les enfants puissent consommer une alimentation saine, cela aura des répercussions favorables sur leur croissance« .

Cet accord est estimé à une valeur de 2,4 millions de Réal, sois environ 1,08 millions de dollars US.

La signature d’autres accords semblables  entre le MST et la mairie de Sao Paulo est déjà prévue pour d’autres aliments de base tels que les haricots.

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Le maire de Sao Paulo Fernando Haddad (Parti des Travailleurs) avec le Coordinateur du Mouvement des Sans Terre Joao Pedro Stedile.

Source : http://www.mst.org.br/MST-assina-primeiro-contrato-de-comercio-de-alimentos-com-prefeitura-de-Sao-Paulo

Pour soutenir concrètement le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre du Brésil, on peut contacter Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

URL de cet article : http://bit.ly/1chrnuN



(Vidéo: ) Le Mouvement des Sans Terre mène une action en défense de l’Unité Productive Milton Santos à São Paulo, ce mardi

10 décembre 2012

Les familles de producteurs du MST produisent des légumes dans l’Unité Productive menacée par le pouvoir judiciaire.

De la Page du MST

Ce mardi 11 décembre 2012, le Mouvement des Travailleurs Sans Terre réalisera une action en défense de l’Unité Productive Milton Santos, située dans la municipalité  Americana (État de Sao Paulo), cette action aura lieu dans l’Avenida Paulista, à São Paulo, à partir de 10 h.

Le Mouvement proteste contre la restitution aux anciens propriétaires décidée par la Justice Fédérale et exige de la Présidente Dilma Rousseff qu’elle signe le décret d’expropriation de la zone.

Le 28 novembre dernier, la deuxième Juridiction de Piracicaba de la Justice Fédérale a décidé de la restitution de la zone.

Les 100 familles qui vivent – produisant des aliments et fournissant le marché local (photos) – depuis sept années dans l’Unité Productive doivent quitter les lieux dans les 15 jours à partir de la notification officielle si elles veulent éviter l’expulsion par les forces de la Police Militaire.

Ces terres appartenaient à la famille Abdalla et furent transférées à l’INSS comme forme de paiement des impôts, à la suite de dettes contractées vis-à-vis de l’État brésilien.

L’Unité Productive a été reconnue par l’Institut de Colonisation et de la Réforme Agraire (Incra) en juillet 2006.

Jusqu’à son expropriation la zone était utilisée de manière irrégulière par la Centrale Ester pour la monoculture de la canne à sucre.

La famille Abdalla, conjointement avec la Centrale Ester, ont mené une action de Justice qu’elles ont gagné en deuxième instance, par le biais d’une brèche légale.

“Nous vivons un moment d’appréhension avec la visible paralysation de la Réforme Agraire dans l’État de São Paulo et les menaces qui pèsent sur nos conquêtes” explique le membre de la Direction Nationale du MST, Gilmar Mauro.

Le MST demande à la Présidente Dilma Rousseff qu’elle signe le décret d’Expropriation pour Intérêt Social du site Boa Vista où se trouve l’Unité Productive, décret qui a été envoyé par l’INCRA à la Présidence.

L’expropriation pour Intérêt Social selon la Loi  Nº 4.132 du 10 septembre  1962, prévoit qu’elle “sera décrétée pour promouvoir la juste distribution de la propriété et pour conditionner son usage au bien-être social, sous la forme prévue par l’article 147 de la Constitution Fédérale”.

“Nous ne pouvons laisser régresser la réforme agraire. Nous nous sommes engagés à lutter pour maintenir cette unité productive et contre le démantèlement de la Réforme Agraire par le Pouvoir Judiciaire” a ajouté  Gilmar Mauro.

Ce mercredi, les familles du MST menacées par l’expulsion montent un campement de résistance dans l’Unité Productive Milton Santos. Lundi un groupe de familles de Milton Santos, non membres du MST, organisent une autre manifestation à São Paulo.

Photos: João Zinclar

Source : http://www.mst.org.br/content/mst-faz-ato-em-defesa-do-assentamento-milton-santos-em-s%C3%A3o-paulo-nesta-ter%C3%A7a-feira

Traduction du portugais : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le MST, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

URL de cet article: https://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/12/10/le-mouvement-des-sans-terre-mene-une-action-en-defense-de-lunite-productive-milton-santos-a-sao-paulo-ce-mardi/



Sept ans après leur reconnaissance légale, les producteurs agricoles de l’unité Milton Santos reçoivent un avis d’expulsion.

30 novembre 2012

Por José Coutinho Júnior
De la page du  MST

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Les habitants de l’unité productive Milton Santos ont reçu le 29 novembre l’avis d’une décision de justice sur la reprise de possession de la zone par la raffinerie de canne à sucre Ester. Les habitants ont 15 jours pour quitter les lieux, faute de quoi ils seront expulsés par les Police militaire et Fédérale.

Bien que l’installation des familles sur ces terres improductives avait été reconnue par l’Institut de Colonisation et de la Réfprme Agraire (Incra) il y a sept ans, une brèche légale trouvée par la famille Abdala (ancien propriétaire de la zone), conjointement avec la raffinerie sucrière Ester qui entoure cette unité productive, leur a permis de mener une action en justice qu’ils ont gagnée en seconde instance.

Localisée dans les municipalités de Americana et Cosmópolis (État de Sao Paulo), l’Unité productive Milton Santos a toujours produit des aliments pour la région au long des dernières années, en plus d’être en cours de reconnaissance par la EMBRAPA comme unité productive modèle de la Région pour sa production agro-écologique.

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Une part de la production est destinée aux différentes entités des municipalités voisines, par le biais du Projet de Donation Simultanée.

Les producteurs installés sur ces terres ont bénéficié de fonds d’investissement de programmes gouvernementaux, et ont créé une île de production d’aliments et de biodiversité au milieu d’une mer de monoculture de canne à sucre.

ms2Un projet de décret d’Expropriation pour Intérêt Social du site Boa Vista a été envoyé à la présidente  Dilma Rousseff. L’expropriation d’intérêt social, selon la loi Nº 4.132, du 10 septembre 1962, prévoit qu’elle “sera decrétée pour promouvoir la juste distribution de la propriété ou de conditionner son usage au bien-être social, sous la forme de l’art. 147 de la Constitution Fédérale”. Si la Présidente signe, les producteurs resteront à Milton Santos.

“Actuellement les paysans se réunissent pour déterminer les meilleures formes de mobilisation et de pression pour que cet ordre d’expulsion ne soit pas exécuté” explique Maria de Fátima da Silva, de la Direction du Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre dans cet État et membre de la communauté des producteurs agricoles de Milton Santos.

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On peut signer une pétition publique ici : http://www.peticaopublica.com.br/PeticaoAssinada.aspx?pi=AMS2012

Source : http://www.mst.org.br/Assentamento-Milton-Santos-recebe-ordem-de-despejo-7-anos-apos-seu-reconhecimento

Traduction du portugais : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le Mouvement des Sans Terre, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br

URL de cet article : https://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/12/02/sept-ans-apres-leur-reconnaissance-legale-les-producteurs-agricoles-de-lunite-milton-santos-recoivent-un-avis-dexpulsion/



Les producteurs des coopératives organisées par le mouvement sans terre produisent pour les cantines scolaires brésiliennes
23 de novembro de 2012

De la page du MST

Cette vidéo montre la production et la commercialisation d’aliments produits par la coopérative d’Itapeva, dans l’intérieur de l’État de São Paulo. Il s’agit de la Coopérative des ex-Sans Terre organisés en Unités Productives et des Petits Agriculteurs de la Région de Itapeva (COAPRI).

Ces producteurs qui ont réussi à obtenir des terres cultivables en vertu de la Réforme Agraire contribuent aujourd’hui à l’alimentation scolaire des enfants de la région, en offrant du lait, du yoghourt, des haricots, des fruits et des légumes.

Source : http://www.mst.org.br/node/14116

URL de cet article : https://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/11/23/les-producteurs-des-cooperatives-organisees-par-le-mouvement-sans-terre-produisent-pour-les-cantines-scolaires-bresiliennes/

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Les enfants de l’École Itinérante font des recherches sur les semences autochtones (Paraná)

De la Page du MST

Les étudiants de l’École Itinérante Maria Aparecida R. Franciosi, localisée dans la pré-unité de production Eli Vive, district de Lerroville, à Londrina (État de Paraná) ont presenté les résultats de leur recherche sur les semences autochtones qu’ils ont menée localement.

La recherche qui a pris un peu plus d’um mois, a été planifiée et exécutée par près de 400 participants depuis l’enseignement infantile à l’enseignement moyen et par leurs professeurs, soucieux de recenser tout ce que les familles produisent, ou cessent de produire, ou stockent en matière de semences autochtones.

“Tous nos étudiants ont participé, chaque classe a assumé la responsabilité d’étudier un type de semences en particulier comme le maïs, le café, le riz, le haricot ou la pastèque. En plus de cela ces groupes doivent offrir un exposé et produire un type de nourriture avec le type de semences étudié”, explique Maria Antonia Assis, une des coordinatrices de l’école.

Selon Igor Denadai, éducateur, le travail développé a deux grands objectifs : recenser les semences autochtones et rapprocher l’école de la communauté.

“Ce travail resserre les liens car nous avons visité les 540 maisons des travailleurs établis dans cette pré-unité productive pour les interroger sur ce qu’ils font avec les semences, depuis le stockage, la production jusqu’à la récolte”. Et Il souligne “un autre aspect très important, c’est que ce travail a permis de recenser aussi le nombre d’habitants qui vivent dans notre secteur. Actuellement nous comptons 1.593 habitants.”

L’étudiante Silvana Nascimento Ribeiro, de huit ans, qui étudie en quatrième année de l’enseignement fondamental, explique que le travail lui a enseigné l’importance de cultiver des semences sans utiliser de produits toxiques. « Ce fut très bien et très important de le dire dans l’exposé sur les semences. J’ai appris que nous ne devons pas utiliser de poison pour cultiver. Avant nous n’avions pas besoin de poison et nous devons continuer ainsi. »

Le membre de la coordination de l’École Latino-Américaine d’Agro-écologie (ELAA), José Maria Tardin, explique que cette recherche paraît simple mais constitue um portrait important de la réalité des paysans. “Elle nous montre em détail combien nous prenons possession politiquement et techniquement de notre capacité de produire et d’étudier. La recherche ne peut pas dormir sur une étagère, il faut l’utiliser dans les salles de classe, dans les familles, elle doit être discutée aussi par le secteur de production de l’unité productive Eli Vive et du MST en général. Cette école doit être félicitée pour cette importante initiative” a-t-il conclu.

Source : http://www.mst.org.br/Criancas-de-Escola-Itinerante-pesquisam-sobre-sementes-crioulas-no-PR

Url de cet article : https://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/09/29/les-enfants-de-lecole-itinerante-font-des-recherches-sur-les-semences-autochtones-parana/

Traduction du portugais : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le MST, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br



Les Sans Terre conquièrent des tracteurs pour le zones de réforme agraire dans l’État de Paraíba

24 septembre 2012


De la page du MST

Ce 21 septembre les Travailleurs Ruraux Sans terre des unités productives de l’État de Paraíba se sont rassemblés à João Pessoa, capitale de l’État, pour recevoir 15 tracteurs destinés aux zones productives, fruit de la négociation avec le gouvernement régional pendant les journées de lutte d’avril 2012.

Pendant la remise des tracteurs, João Pedro Stedile, de la Coordination nationale du MST, a parlé de la nécessité de créer une entreprise brésilienne de production de petits tracteurs pour l’agriculture familiale. “Tous ces tracteurs sont importés et ne font que renforcer des multinationales exploiteuses. Il faut créer une “Embrapa” de petits tracteurs qui renforce la production brésilienne et soit adaptée à notre agriculture familiale” a critiqué Stedile.

Les Sans Terre ont aussi exigé du Gouvernement de l’État la signature de l’accord avec la Banque Nationale de Développement Économique et Social (BNDES) pour l’installation d’agro-industries dans les unités productives. “Cette agro-industrialisation ajoutera une valeur aux produits et augmentera les revenus des agriculteurs et agricultrices” explique le coordinateur.

Nous ne naissons pas pour mourir au travail. Tous les agriculteurs et agricultrices pouvons allier le travail à l’usage de la technologie” a déclaré pour sa part Elenice da Silva, membre d’une unité de production.

Les 15 tracteurs destinés aux zones productives resteront sous la responsabilité des coopératives et desw associations des unités productives du MST.

Parallèlement à cette activité était organisée une foire agro-écologique pour commercialiser des produits de la réforme agraire provenant des unités productives de tout l’État de Paraíba. On a vendu des produits in natura, de l’artisanat et des produits agro-industriels.

Connaissance scientifique

Pendant le discours offert durant la remise des tracteurs, Stedile a déclaré que tous les changements sociaux seront rendus possibles à travers la réalisation de trois facteurs :  “L’organisation populaire et la lutte du peuple sont le premier facteur. Le deuxième, ce sont des gouvernements populaires qui agissent en accord avec la volonté et les énergies populaires. Et enfin, la connaissance, car celui qui ne connaît pas, finira toujours par suivre la pensée de quelqu’un« , a-t-il affirmé.

Dans ce sens il a expliqué la nécessité pour les agriculteurs de s’approprier la connaissance scientifique. “Les agriculteurs ont besoin de s’approprier ce savoir scientifique, tout l’effort que nous pourrons appliquer aux machines est bienvenu. Logiquement cette connaissance doit s’allier aux savoirs millénaires de l’agriculture familiale, comme c’est le cas de l’agroécologie”.

Micro-usine


 Les travailleurs ruraux ont aussi pu visiter l’expérience développée par le professeur Carlos Cabral, de l’Université Fédérale de Paraíba (UFPB). Il s’agit d’une micro-usine d’huile végétale du coton.

Ce sont des initiatives comme celles-ci qui doivent être multipliées et stimulées par les gouvernements car cette micro-usine peut servir à récupérer la culture du coton dans le Nord-Est que les multinationales ont délocalisée danss l’État du Mato Grosso. Cela aurait un impact sur l’utilisation de carburant, y compris pour ces tracteurs, stimulerait la production de vêtements à travers la culture du coton et pourrait substituer l’usage de l’huile de soja par celle de coton, qui est beaucoup plus saine” selon Stedile qui a conclu que “un tel investissement n’est rien pour un gouvernement mais peut représenter une avancée pour l’agriculture familiale« .

Source : http://www.mst.org.br/content/sem-terra-conquistam-tratatores-para-areas-da-reforma-agraria-na-pb

Url de cet article : https://mouvementsansterre.wordpress.com/2012/09/25/les-sans-terre-conquierent-des-tracteurs-pour-le-zones-de-reforme-agraire-dans-letat-de-paraiba/

Traduction du portugais : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le MST, on peut écrire à Lucas Tinti, prointer@mst.org.br




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