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“À l’École Nationale du MST la connaissance libère les consciences”
9 janvier 2012, 2:54
Filed under: Formation, Histoire

« L’objectif n’est plus ce tube de carton contenant un diplôme qui autorise à travailler pour le Capital. »

“À l’ENFF la connaissance libère les consciences” Entretien avec Adelar João Pizetta, par Beatriz Pasqualino et Maíra Kubík Mano, Revue “Sans Terre”.

vendredi 17 décembre 2010

Source : http://amigosenff.org.br/site/node/70

Traduction : Thierry Deronne

Parmi les piliers du MST on trouve l’éducation et la formation politique. C’est pourquoi la construction de l’École Nationale Florestan Fernandes (ENFF) qui a fêté ses cinq ans en 2010, a été commémorée comme une conquête historique de la classe ouvrière.

L’histoire de l’ENFF a commencé en 1996 quand le Mouvement des Travailleurs Sans Terre (MST) a éprouvé le besoin d’un espace de formation pour les militants, d’échange d’expériences et de débat sur la nécessaire transformation sociale. Localisée à Guararena (São Paulo), l’école a pour objectif d’être un espace de formation supérieur dans divers domaines de la connaissance, ouvert non seulenent aux militant(e)s du MST mais aussi aux mouvements sociaux urbains et ruraux du Brésil et d’autres pays d’Amérique Latine. Plus de 16 mille participants sont déjà passés par ses murs ainsi que près de deux mille visiteurs du monde entier. Pour nous raconter l’histoire de l’ENFF, la Revue Sem Terra a conversé avec Adelar João Pizetta, membre de la coordination pédagogique de l’école et dirigeant du MST.

Revue Sem Terra : Quelles sont les principales conquêtes de l’ENFF ?

Adelar Pizetta : Le fonctionnenent de l’École – de manière ininterrompue avec la quantité de participants qui ont la possibilite d’étudier et de professeurs qui sont passés par elle – en fait une conquête importante vu la situation économique et politique que nous vivons. Il n’est pas facile, dans ces conditions de reflux des mouvenemts et des luttes sociales, de crise économique mondiale qui nous affecte tous, de crise idéologique qui a touché et touche bon nombre de partis et de mouvements de gauche, de maintenir une école de cette envergure. Le mérite de ces conquêtes ne revient pas à la ENFF en soi mais à l’ensemble de la classe travailleuse, amis, collaborateurs, militant(e)s qui ont participé à cet important processus d’éducation de classe, en particulier les paysans. La conquête des mouvenents sociaux est de faire de l’école un outil de transformation au-delà d’elle-même.

La ENFF a pour tâche de contribuer à la réflexion, à partir de la praxis des dirigeants et des militants de divers mouvements sociaux du Brésil et d’autres pays, dans le but de maintenir la flamme de la transformation sociale. C’est-à-dire, nous ne pouvons continuer sur cette logique de développement capitaliste en train de détruire la planète, les personnes, la Nature. En étudiant les luttes, nous comprenons que l’idée et le besoin de transformer La société et de construire une nouvelle civilisation restent valides. C’est une autre conquête que d’être devenu un espace qui nourrit les rêves de liberté, où on relie théorie et pratique en vue d’une émancipation sur la base de valeurs socialistes et des prémisses politiques d’une société réellenent démocratique, fraternelle et égalitaire, celles de Florestan Fernandes.

RST : Elle remplit le rôle pour lequel elle fut créée ? Dans quelle mesure ?

AP : De manière générale elle remplit un rôle important dans le processus de formation des dirigeants de divers mouvenents sociaux du Brésil et d’Amérique Latine. C’est par son biais que de nombreux travailleurs, paysans parviennent à accéder à des éléments qui leur permettent de comprendre comment fonctionne historiquement la société, quelles mesures doivent être adoptées, selon chacun des contextes, pour briser les liens qui nous emprisonnent et pour consolider un processus réellement transformateur. L’histoire nous a appris que sans connaissance de la réalité, de l’Histoire, de l’économie, des processus de libération et des perspectives de futur, il est difficile de construire de nouvelles alternatives. De même Florestan nous enseigne que dans un pays comme Le Brésil si les gens n’arrivent pas à se forger un sens critique général des possibilités de changeMent (et, par conséquent, l’étude – avec une intentionnalité politique – est fondamentale), les travailleurs ne seront jamais capables de construire des instruments d’organisation et de lutte pour mettre en oeuvre ces changements dans la société.

Dans la mesure où des travailleurs économiquement pauvres du point de vue du capital viennent à l’école, ils commencent à voir le monde sous un jour différent et se situent en tant que sujets capables de transformer la réalité vécue d’oppression et d’injustice.

Dès la mise en route du chantier de l’école nous étions clairs sur le fait que cette structure physique ne serait pas propriété du MST, mais au service de la classe des travailleurs.

RST : Comment l’ENFF contribue-t-elle à la réforme agraire et aux luttes portées par les autres mouvements sociaux ?

AP : L’École est un espace ouvert à la réflexion, à l’étude, à l’élaboration d’idées nouvelles. C’est un espace oú on cherche à comprendre avec plus de profondeur les contradictions de notre société, les processus en cours en Amérique Latine. Aujourd’hui comme en général dans l’Histoire, organiser la transformation de la société et construire l’unité dans la diversité sont de grands défis. L’école cherche à devenir cet espace de construction d’unité et d’interprétation du réel, de renforcenent des initiatives, au service des luttes communes.

Par exemple, dans ce contexte nouveau de la lutte des classes, dans lequel nous poursuivons cette accumulation de forces, dans la lutte pour la réforme agraire, l’articulation avec d’autres secteurs comme la Via Campesina, avec les mouvenents urbains est fondamentale. Nous comprenons que seuls (les Sans Terre) nous n’aurons pas la force suffisante pour affronter l’agrobusiness, les transnationales, le capital comme un tout. Cette lecture et ce sentiment se concrétisent dans les initiatives de formation qui se développent dans l’École Nationale. Ainsi la lutte pour la réforme agraire prend un autre sens et requiert la participation des travailleurs urbains, des intellectuels progressistes, d’une jeunesse dont les rêves sont ailleurs que dans la marginalité ou le chômage. C’est pourquoi nous défendons l’idée que la réforme agraire est une lutte de tous.

RST : Quelle est la différence dans la pratique entre l’ENFF et une école/université traditionnelle ?

AP : Nous tentons de travailler avec des sujets, non avec des individus. Ici tous et toutes possèdent des noms et ne sont pas des numéros. Ils possèdent des aptitudes qui doivent se transformer en engagements collectifs, dans la construction de l’environnement éducatif de la vie quotidienne. Ces sujets assument des tâches de manutention de l’école, de nettoyage des dortoirs et des salles de classe, de travail productif, bref une série d’actions dont les étudiants de l’université ne doivent pas se préoccuper. Ici le fonctionnement de l’école exige la contribution des participants, car il n’existe pas de fonctionnaires pour laisser tout propre et organisé. Dès le départ la collectivité est responsable de son existence, de sa manutention et de sa continuité. À l’ENFF le travail a une dimension pédagogique, éducative, fondamentale.

Autre différence, l’organisation des participants. Tous s’intègrent dans des Noyaux de Base, avec répartition des tâches et des responsabilités internes, comme manière de garantir l’accomplissenent des activités pratiques, d’étude, de culture. Cette organicité fondamentale est une autre dimension pédagogique de la ENFF.

Dans leur grande majorité les étudiants qui participent aux cours de l’École (paysans et fils de travailleurs pauvres) y viennent avec une intentionnalité et appartiennent au secteur de la classe qui comprend la nécessité de la qualification réelle pour mener à bien une praxis émancipatrice. C’est pourquoi les questions de discipline, de concentration dans les études, de recherche et d’élaboration personnelle se développent de manière consciente, sans besoin de mécanismes tels qu’épreuves, listes de présence, professeurs autoritaires, etc.

RST : Et en tant que projet politico-pédagogique ?

AP : Même dans la méthodologie de ce projet politico-pédagogique, l’ENFF se différencie par plusieurs aspects d’une école conventionnelle. D’abord parce que tous ses cours sont intensifs, c’est-à-dire que les participants vivent pour une période déterminée dans l’école. Ceci fait que la vie commune est plus intense, que les relations sociales sont plus denses. Tout au long de la journée il y a une répartition, une planification politique des temps d’étude, temps de manutention, temps d’une pratique transformatrice pour soigner l’environnenent et en même temps qui permet la relation entre participants après la formation.

Deuxièmement : tous les professeurs sont des militants, c’est-à-dire qu’aucun d’entre eux ne perçoit quoi que ce soit pour ses cours à l’école. Cette composition d’une école centrée sur l’unité de la gauche, alliée au concept d’intellectuel organique, nous permet de compter sur un groupe de sujets politiques engagés dans un processus de création du nouveau. Nous tentons de briser une des barrières de l’exclusion : la connaissance universitaire formelle du pays.

Troisièmement : le processus d’apprentissage ne se restreint pas aux exposés. Les étudiants doivent relever le défi de faire des recherches, de présenter des séminaires, des débats, des synthèses, qui les fortifieront dans les processus d’apprentissage.

Quatrièmement : on enploie fréquemment d’autres ressources pédagogiques, principalement audiovisuelles et des visites d’étude, comme éléments auxiliaires dans l’apprentissage et dans l’élaboration de nouvelles connaissances.

Enfin et ce n’est pas le moins important, ici, tant la production que la socialisation des connaissances visent la croissance culturelle individuelle et collective (organisation). L’objectif n’est plus ce tube de carton contenant un diplôme qui autorise à travailler pour le Capital. Ici, la connaissance sert à libérer les consciences et à appuyer les processus de transformation de la réalité.

RST : Pour promouvoir les cours, l’ENFF noue des partenariats avec les universités. Comment cela se concrétise-t-il dans la salle de cours ?

AP : Actuellement il existe environ 25 graduats en cours dans différents États dans plus de 20 universités publiques du pays. Et près d’une dizaine de cours de spécialisation (post-graduats) et d’extension universitaire. Les filles et fils de paysans qui vivent de leur travail peuvent entrer à l’université de manière collective, organisée, avec l’objectif de rester liés à leurs communautés rurales d’origine.

Les cours se déroulent par le biais de la distribution du temps en alternance, c’est-á-dire par modules – une période intensive de classe et une autre d’étude, de recherche, d’élaboration (reliant le contenu étudié à la réalité sociale) pendant que le participant réside dans sa communauté. Ces périodes font partie du même processus pédagogique, c’est-à-dire que le cours, la formation se réalisent sur toute cette durée, normalenent sur quatre années.

Dans les négociations de ces cours et nos dialogues avec les universités nous cherchons à mettre em valeur notre expérience éducative. Nous discutons de la possibilité et de l’importance d’aller au-delà de ce qu’établit l’université dans son curriculum formel.

Ces connaissances sont importantes et garanties durant le cours mais nous croyons qu’elles sont insuffisantes pour le type de formation que nous recherchons. C’est pourquoi l’École complémente par une série de savoirs émanant de différents domaines de la connaissance, et dont l’accès est important pour les étudiants. Avec cela elle renforce son intentionnalité politique : le fil conducteur de tous les cours est l’héritage des classiques brésiliens, latino-américians et internationaux, références historiques d’un processus de lutte qui n’a pas commencé aujourd’hui et qui rejette l’immédiatisme actuel – nous voulons au contraire prioriser l’Histoire, les sujets, et la lutte des classes comme moteur de ce qui existe et de ce que nous voulons.

RST : L’idée de voir des Sans Terre à l’université, ou suivre des cours supérieurs, n’est pas bien accueillie par les secteurs conservateurs de la société, qui tentent de bloquer de nouveaux cours et en viennent à dire que l’ENFF est doctrinaire, etc.. Comment répondez-vous à ce discours ?

AP : La classe dominante n’accepte pas que des pauvres, des Sans Terre, puissent fréquenter l’école. Tout au plus lors des premières séries mais dès que la collectivité lutte pour rompre les barrières qui enpêchent d’accéder à l’enseignenent supérieur, là oui les choses se compliquent car il s’agit de maintenir la propriété privée de la connaissance.

Dans notre proposition, l’accès à la connaissance est une manière pour les paysans pauvres – compris comme membres de la classe qui vit du travail – de chercher des alternatives de libération. C’est une manière de mieux lire la réalité, de se percevoir comme sujets avec des potentiels et des capacités pour sortir de l’opression en construisant des voies alternatives, construites de leurs propres mains et par leurs propres réflexions.

Telle est la peur de la classe dominante : que les travailleurs pauvres puissent être architectes de leurs propres destins et en viennent à exiger de participer aux commandes politique et économique du pays. La discrimination envers les Sans Terre vient de ce qu’il sont pauvres. À fortiori s’ils tentent d’entrer dans des universités de manière collective, organisée, exigeant qu’elle soit ouverte à tous, dans une société dans laquelle seule une minorité de jeunes y accède – pour la plupart des jeunes de classe moyenne.

Mais l’entêtement, la persévérance du MST font qu’une partie importante de la jeunesse qui vit dans les campements accède à l’université, d’une manière différente. Nous défendons et nous luttons pour le droit à l’éducation à tous les niveaux. Quand des secteurs significatifs de travailleurs exigeront ce droit sacré aux études alors nous pourrons briser les barrières, faire tomber les murs et peindre les universités aux couleurs du peuple.

RST : La construction de la structure physique de la ENFF fut différente, réalisée par les mains des Sans Terre eux-mêmes, étudiant tous “en même temps”. Comment s’est fait ce processus ?

AP : Se remémorer ce processus, à pratiquement dix ans du début de la construction, n’est pas facile. Nous avons initié ce processus sans qu’aucune expérience de cette portée n’ait été menée auparavant. Nous avions déjà de nombreuses expériences en matière de travail collectif, tant dans les campements que dans les processus de construction de logements en milieu urbain. Mais le cas de l’ENFF était différent. Le grand défi fut d’articuler cette expérience nouvelle, sans expérience préalable. Mais c’est ainsi que les processus innovateurs se constituent, les travailleurs étant sujets de leur propre histoire, construisant leurs propres projets entre autres, littéralement, de construction !

Ce furent plus de mille paysans, venus de campements provisoires ou permanents, jeunes dans leur grande majorité, qui ont pris part à ce processus.

Les 25 brigades de travail volontaire, organisées par états, ont rendu possible ce processus dans lequel ils ont réuni l’apprentissage pratique avec les éléments théoriques, concrétisant ainsi un de nos principes pédagogiques.

Pendant cette période de construction, l’école offrait aussi ses espaces et ses temps pour les processus de formation tels que : alphabétisation (classes dispensées par les compagnons des brigades de construction qui avaient le plus de connaissance scolaire, le soir. Les autres compagn(e)ons qui intégraient les brigades suivaient des cours du soir sur des thèmes d’organisation, d’Histoire, de politique avec l’objectif de connaître la réalité, la société dans laquelle nous vivons et de comprendre pourquoi nous devons nous organiser et lutter pour la transformer.

En plus de ces espaces plus formels d’éducation, le processus de construction s’est constitué en instrument éducatif, les travailleurs étaient organisés en fronts de travail qui incluaient : la fabrication de briques, la maçonnerie, l’hydraulique, l’électricité, la menuiserie etc… Sur ces thèmes les compagnons recevaient des orientations et des explications techniques et pédagogiques de comment et pourquoi faire de cette manière. Cela a permis aux travailleurs de repartir vers leurs campements avec la capacité de construire leurs propres maisons et celles de leurs voisins. L’effet multiplicateur fut immense.

RST : Quelles sont les relations de l’ENFF avec la communauté qui l’entoure, à Guararena ?

AP : L’ENFF fait partie de la communauté, elle n’est pas une île isolée. Il est clair que cette relation est une construction qui exige du tenps, des stratégies d’approche, une connaissance de la réalité et des actions conjointes à mener. En ce sens nous avons noué des liens avec l’école Emilia Leite (École d’état) qui fonctionne dans le quartier, et dont les élèves peuvent accéder aux collections de nos bibliothèques.

Il existe aussi un programme dans lequel les élèves peuvent fréquenter l’École, tous les vendredis, pour assister à des films. Imaginez que dans la municipalité de Guararena le seul espace de projection est celui de l’ENFF. En outre, nous organisons avec l’école Emilia Leite des cours de langue (espagnol et anglais) ; des conférences sur l’Afrique et l’Amérique Latine, en profitant de la présence des étudiants latinos qui viennent suivre les cours, et ces cours peuvent être suivis par les étudiants et par les travailleurs de la communauté. Au-delà de ces initiatives, nous faisons des donations de livres à l’école du quartier qui jusqu’à l’an dernier ne disposait pas de bibliothèque pour ses élèves. Enfin l’ENFF offre des espaces de formation en informatique et des espaces de loisir, principalement le terrain de football ou viennent des jeunes du quartier.

RST : L’ENFF vit une phase de difficultés financières et demande l’appui de la société. Quelles sont les manières d’aider l’école ?

AP : Maintenir le fonctionnenent permanent d’une structure comme l’ENFF n’est pas une tâche aisée. Les étudiants ne doivent pas payer pour étudier, pour s’alimenter, pour obtenir le matériel didactique, l’accès à internet, etc. Ils contribuent à l’entretien de l’école par leurs activités quotidiennes, tant dans les services domestiques que dans la partie productive (jardin, verger, cochons, volaille, lapins, vaches laitières). Une partie de ce que nous consommons dans l’école est produit ici-même et une autre partie de l’alimentation provient des campenents. Nous devons encore acheter certains produits au marché. Nous avons de nombreux frais en eau, énergie, impôts, téléphone, gaz, manutention permanente, car une structure qui a plus de cinq ans d’usage a déjà besoin de réparations. À quoi il faut ajouter la nécessaire extension des installations, par le biais de la construction de nouveaux logements.

Mais le plus important c’est la continuité des cours. C’est pourquoi nous comptons sur la contribution militante et volontaire des professeurs. Récemment s’est créée sur l’initiative d’amis professeurs, étudiants et militants sociaux d’autres secteurs – l’Association des Amis de la ENFF.

Qui souhaite plus d’information et souhaite contribuer à cette cause, peut entrer en contact avec elle : amigosdaenff@enff.org.br

L’ENFF en vidéo.

Pour en savoir un peu plus sur la construction et la trajectoire de l’École Nationale Florestan Fernandes, un documentaire est disponible sur internet, produit par le Ponto de Cultura de l’ENFF, en collaboration avec le Pontão de Cultura Rede Cultural da Terra. Cette vidéo de 15 minutes s’appelle “ENFF : un rêve en construction” : www.mst.org.br/node/9047

Site des amis de l’École Nationale Florestan Fernandes : http://amigosenff.org.br/site/node/70

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